Bayard à raison, ce sont souvent les suites des blessures qui causent la mort. A l'époque, les "médecins" savaient soigner et amputer des membres s'il le fallait. Ce qu'il ne savait pas c'était que les bacteries existaient et c'est elles qui tuaient souvent.
Comme aujourd'hui, un coup fatal dépend souvent de la zone touchée, un carreau d'arbalète dans le coeur et c'est effectivement la mort directe, si c'est dans la couenne... Un carreau est fait pour percer une armure, comme les fleches de type bodkin, mais ne provoque pas de blessure grave à l'inverse d'une fleche à pointe large plus classique qui est conçue pour blesser. De plus, on ne retirait pas la flèche ou le carreau, on cassait la tige pour faciliter le déshabillage du blessé puis on incisait pour retirer la pointe. En effet, si tu retire la pointe comme on le voit trop souvent dans un film, tu condamne le blessé car c'est l'hémoragie directe, impossible a stopper si le gus porte encore son armure, même légère.
Pour ce qui est de l'Eglise, c'est purement politique et social, car un paysan peut tuer un roi. un exemple Richard Coeur de Lion meurt vers 1200 lors d'un siège en France, il est blessé par un carreau tiré par un petit noble ou un bourgeois (la flemme de vérifier) et meurt par la suite de la gangrène. Mais d'une façon générale, toutes les armes de jets et tirs étaient détestées par la noblesse et l'Eglise (dont les membres sont des nobles et ont trouvait souvent des évêques faisant la guerre aux XIe et XIIe siècle

). Cette "interdiction" c'est purement de la propagande d'autant impossible a mettre en place que l'arbalète est une arme très vite commune dans toute l'Italie et le Pape comptait beaucoup d'arbaletriers dans son armées.
Pour la noblesse, seul le corps à corps est "honorable", c'est une conception greco-romaine de l'art de la guerre qui à influencé le monde occidental : seul l'homme libre (et donc ensuite le noble) est digne de combattre (sous entendu au corps à corps). Tout comme les Grecs répugnaient à utiliser des non-libres ou esclaves (à Sparte) ou des non-citoyens (à Athenes) à la guerres, les nobles occidentaux se battaient entre eux et avec quelques soldat de professions (les sergents d'armes). Mais au combat, les nobles se battaient avec les nobles, et les non nobles avec les non nobles. Tout étaient très codifié du moins au début. Après, les choses évolues petit à petit et à la fin du Moyen-Age, les nobles ne représente plus que 15 à 20 % des armées contre 80% à l'an Mille.
- Lion -