[Fic] Garon

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[BRE] Roudrac

Grandmaster Knight
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Je vous présente sur ce topic mes fictions, elles sont (niveau RP) écrites par Garon, et tirées du livre Histoires de Calradia. J'avoue que j'utilise un style assez particulier avec des changements de narrateur, j'espère que ça vous plaira. Vous pouvez répondre sur ce topic, les liens de chaque tome sont disponibles ci-dessous. La musique met bien en relief mon histoire donc je vous conseille grandement de les écouter.

Que dire de plus? Bon courage !^^




Tome 1: Histoire des Chevaliers Francs: ici.
Tome 2: Vodë et Ealth: ici.

Personnages: ici.



Préface:

Le grand livre "Histoires de Calradia" fut retrouvé en l'an 1598 par un jeune philosophe. Ce livre avait été rapporté par un marchand, et personne ne semblait en avoir entendu parlé. Après quelques recherches, le livre fut transcrit en français et il aperçut qu'il retraçait l'histoire de l'île oubliée de Calradia sur une période d'un siècle, entre 1240 et 1340. Il retrace surtout l'arrivé des chrétiens occidentaux à Calradia, les guerres qui conduisirent à une nouvelle division de l'île. Selon Garon, son auteur, ce livre fut banni de l'île par l'empereur de Calradia et toute trace fut perdue sauf l'exemplaire ramené en Europe.

Avec le temps, on comprit qu'il était le dernier vestige de l'île de Calradia, maintenant disparue. Vous trouverez en lisant cette traduction l'histoire des hommes qui marquèrent le passé de cette île mystérieuse et vous découvrirez peut être ce qui a été oublié de Calradia au fil des années.
 
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Ceci est une fiction écrite sur mon temps libre à propos de l'Ordre des Chevaliers Francs. J'avais commencé cette histoire lorsque j'en était encore un, elle est maintenant finie et j'ai quitté le clan. Elle retrace l'histoire d'Olfwik, certains membres du clan ou d'autres joueurs de cRPG peuvent être représentés dans cette histoire mais c'est avant tout une fiction, qui se veut assez réaliste d'ailleurs. J'ai revue l'histoire pour plus de cohérence.

Plusieurs liens de musique sont placés au fil de l'histoire, écoutez aux bons moments pour une meilleure expérience. Cette histoire est finie (1er Tome), elle ne subira plus de modifications. Je verrais par la suite si j'écrirais d'autres fictions autour de Warband. Et désolé pour les fautes d'orthographe.

Bonne lecture :smile:

Légende:

Les passages en italiques sont des brides de souvenirs racontés par Olfwik. Les autres paragraphe sont écris par Garon après la reconstitution de l'Histoire de Calradia qu'il a fait d'après les récits d'Olfwik et d'autres marchands, colporteurs, troubadours.



Histoires de Calradia, Tome 1: "Les Chevaliers Francs"




Prologue:

Un soldat épuisé entra dans la Taverne de Praven, il prit une bière au tavernier et alla s’asseoir à la première table qu'il aperçut. Un vieillard y était déjà assis, accoudé contre le mur. Le jeune soldat salua l'étranger qui était en train de marmonner, celui ne répondit pas tout de suite.

- Tu es nouveau par ici? grogna le vieil homme.
- Pourquoi dis tu ça?
- Ça se voit à ton allure, un guerrier fraichement engagé... Avec l'imprudence que tu montres, tu ne vivra pas longtemps.
- Qui êtes tu pour me parler ainsi ?! Un vieil homme incapable de tenir une épée, que connais tu à la guerre !
- Ne me traite pas comme ça jeune homme, tu as devant un guerrier redouté par le passé. Et j'ai vu mourir plus d'hommes que tu n'en as rencontré jusque ici. J'ai vu défilé mains combats durant ces sombres années de violences...  Ne t'inquiète pas, tu ne m'as pas offensé. Si tu veux je vais te raconter comment j'ai survécu dans ces batailles et au fil des temps. Sur cette terre, il faut être très prudent, rusé et résistant comme la pierre. Ici, c'est la seule à ne pas s'user."

Et le vieil homme commença à raconter son récit, celui de cette terre, de son Ordre: Les Chevaliers Francs. Cette homme était Olfwik... et après 50 ans de loyaux services, il racontait son histoire...


Les hommes ne sont que poussières, il se lève et tombe les uns après les autres. Mais leur histoire ne doit pas être oubliée pour autant, car c'est le seul souvenir que les puissants ont laissés d'eux sur cette terre. Et dans leur actes, ils ont montrés que l'Homme était capable de grande chose et qu'il ne devait jamais désespérer...

Malheureusement la mémoire des hommes ne reste pas intacte, ou alors elle ne les autorise pas à tout raconter. C'est pourquoi je n'ai pu recueillir que des brides de l'histoire de l'Ordre, mais aussi des passages racontés très précisément par Olfwik dans ses dernières heures, c'est pourquoi je relate ici les passages de sa vie qui l'ont marqué.

Alors que nous vivons les temps les plus sombres de notre monde, moi, Garon, je vous retransmet ici l'histoire d'un homme et de son ordre, dont la beauté et la gloire passé ne devrons jamais être oubliées. Cet homme est Olwik, et voici son histoire.

A la mémoire d'Olfwik le sage et de sa fille. Qu'ils reposent éternellement gardés des dieux, sur cette terre où ils ont enfin trouvés la paix...



Chapitre 1: Création de l'Ordre

Ecoutez ça.



Notre récit débute au XIIIe Siècle, une époque sanglante dont le quotidien était animé de violences et d'affrontements. A cette époque, les barons français avaient encore les mains souillés du sang des cathares. En effet ceux-ci furent massacrés quelques années après avoir étés jugés hérétiques par l'Église. Le siècle précédent s'était achevé par les semis-échecs des troisième et quatrième croisades. Le Roi de France, Louis IX, voulu laver ces affronts dans le sang et les conquêtes. L'ile de Calradia était toute désignée pour devenir la nouvelle Terre Sainte, une nouvelle terre de massacres... D'autres royaumes partirent également en guerre Sainte pour Calradia, le roi Louis, pour contrer ses adversaires devait agir vite, et c'est là qu'il imagina son plan...




Il créa l'Ordre des Chevaliers Francs, en l’an 1250 de notre ère. Cet Ordre fut créé dans le but de conquérir la lointaine terre de Calradia et de l’unir sous l’étendard français. Sieur Roland de France fut nommé maitre de l’ordre, c’était un des plus nobles et braves chevalier que la France avait connu, il réunit donc les meilleurs chevaliers de France pour les envoyer par la mer en 1258.

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Chapitre 2: Sang et Larmes


Malheureusement Calradia était une terre lointaine, et le voyage ne se fit pas sans incidents… La flotte des francs fut prise dans une violente tempête au large des côtes de Calradia. Les vagues fracassèrent les navires qui sombrèrent un par un dans les abîmes…


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Seule une trentaine des chevaliers y survécurent, Sieur Roland et ses frères survivant se rassemblèrent près du village d’Elberl. Calradia était une terre hostile, un lieu de conflits sanglants… Les braves chevaliers furent attaqués par un important groupe de mercenaires, ils montrèrent leur courage en terrassant ces crapules. Mais le prix à payer fut élevé…


Sieur Roland y laissa sa vie ainsi que les trois quart des chevaliers. L’Ordre semblait être anéanti. Rongés par le chagrin, les deux frères Gaesean et Ilfmut enterrèrent Roland dans une grotte aux environs d’Elberl.

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  Ils décidèrent ensuite ensemble de recruter des chevaliers aptes à défendre la mémoire de Roland et la gloire de leur Royaume, la France… Ils parcoururent la vaste terre de Calradia et édifièrent leur forteresse sur la côte ouest. Un nouvel Ordre fut fondé... Mercenaires et nobles chevaliers accoururent de toutes les contrées pour ce joindre à leur force, notamment un chevalier venant de Provence qui apporta un soutient politique et militaire.

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Chapitre 3: Ombre glaciale

Ecoutez ça.

  L'an 1260 arriva et un hiver glaciale avec lui, nombreux furent les soldats de l'Ordre qui désertèrent, où qui reprirent la mer pour l'Europe.

A ce moment là, un jeune roturier du nom d'Olfwik ce présenta à Elberl, cet orphelin prétendait vouloir s'engager et se battre pour l'Ordre. Les chevaliers furent surpris de voir que sa survie dans la forêt avait développé en lui de très bonnes capacités au combat et un moral à toute épreuve. Après avoir versé son sang dans le sable de l'arène d'entrainement, il fut engager dans l'armée de l'Ordre.

  Après deux jours de marche, j’aperçus enfin cette forteresse qui surplombait la mer. Une magnifique demeure digne d'un grand seigneur ou d'un roi. Néanmoins je me sentait oppressé entre ces murs, avec l'impression de voir tournoyer au dessus de ma tête les corps sans vie des chevaliers morts pour cet ordre.

Ce n'était pas l'endroit où je passais la plupart de mon temps. Je préférais suer dans l'arène ou bien vagabonder dans les rues d'Elberl, j'avais fait la connaissance de Doggs. C'est lui qui m'instruisit les arts de son métier et je pus forger ma propre épée grâce à son aide.


Les chevaliers durent faire face une nouvelle fois à une armée de féroces templiers, venus en quête de richesses, piller les villages de la côte Est de Calradia. La bataille fut très sanglante, et meurtrière. Le frère de Gaesean, Ilfmut fut abattu d'un coup de hache dans la nuque, il bascula et tomba de la falaise dans la mer. On ne retrouva que son épée brisée...


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  Fermant les paupières de leurs compagnons tués au combat, les huit Chevaliers restant prièrent ensemble devant les quelques soldats qui se tenaient debout devant vous, leurs noms étaient: Gaesean, Rialan, Michael, Octor, Igor, Sang XI, Olivier et Tol. Au Soleil couchant, Gaesean fit le serment de vaincre ses ennemis et de toujours respecter et protéger ses compagnons, même au prix de sa vie.

Le grand Gaesean s'avança au devant de ses hommes, et au coté de ses meilleurs Chevaliers il jura de donner sa vie en échange de celle des Chevaliers qui lui restait. Ses paroles me poignait, et ses mots coulaient dans mes veines. Une bouffé de chaleur vint me ranimer, et je sortais peu à peu de ma torpeur. Gaesean tira son épée, et un flot d'acclamations s'éleva des soldats.


Ils étaient maintenant des hommes oubliés en terre hostile, leur château tombait en ruine et leurs réserves s'amenuisaient avant un nouvel hiver qui s'annonçait rude. Mais, ils étaient forts et courageux. Maintenant presque des fantômes pour les autres royaumes et grands seigneurs de Calradia, il attendaient patiemment dans l'ombre: la venue de celui qui leur ferait gagner cette guerre...

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Chapitre 4: La Renaissance


Ecoutez ça.


Dans une des salles obscures de l’ancien château d’Elberl, vint un jour, un pèlerin du nom d’Agrethien. Cet homme et poète très pieux demanda une audience avec le maître de l’Ordre lui-même. Dans la salle du trône, il récita la prophétie suivante :


"Tous la cherchent
  Un seul la trouvera
  Il n'est d'arme plus belle
  Et c'est elle qui les guidera.

  Pour vaincre les ténèbres
  Il la brandira
  Briseuse de vertèbres
  Elle unira Calradia.

  Sous le ciel étoilé, elle reposera en paix
  Rumeur murmurée à travers les fôrets
  Tous sauvés, ils resteront sans voix
  Devant ta beauté: Épée de la Foi.
"



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  Ce poème sembla redonner espoir à Gaesean, puisqu’il pria le prophète de rester à Elberl. Malheureusement, dans ces sombres années, la vie étaie difficile et dangereuse ; Agrethien fut emporté par une épidémie de peste qui fit des ravages sur la côte ouest de Calradia en l’an 1262. Gaesean fut très touché par la perte du pèlerin, si bien qu’il lui fit élever la plus belle tombe qu’on ai vue à Elberl.


J’eus la chance de me trouver en compagnie d'Agrethien pendant son existence à Elberl. Le maître de l'Ordre ayant apprécier mes talents de soldats et la rage que je montrais face à ses ennemis. Il me donna le rang d'écuyer personnel du Maître de l'Ordre. J'en fus très joyeux, mes tâches quotidiennes n'étant pas très nombreuses on me donna la charge de distraire Agrethien et de lui faire visiter la région.

C'était un homme très pieux, bon et sage. Et j'appris beaucoup à son contact, je me suis très précisément d'une après-midi où nous partîmes chasser. J'avais repéré un cerf dans les bois, et je tenta de l'atteindre avec mon arc. Ma flèche s'écrasa dans l'herbe à ses cotés. Au moment ou j'allais lancer mon cheval à sa poursuite, Agrethien me retint d'un signe:

"Tu as manqué ta cible, dieu ne voulait pas que tu prennes sa vie aujourd'hui alors ne t'obstines pas à le poursuivre. Peut être que demain tu le tuera, ou peut être jamais. Nul ne le sait", me dit il.

Je trouvais ces paroles totalement idiotes mais lorsque j'y repense elles ne manquaient pas de sagesse, nul de devait s'obstiner à faire quelque chose si celle-ci étaie vaine.


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  Un vent de changement se levait, les vieux chevaliers de l’Ordre cédèrent bientôt leurs places à leurs fils et neveux. Si bien que cette nouvelle jeunesse semblait sortir le château de sa léthargie. La renaissance de l’Ordre fut marquée par une bonne récolte et le pillage d’une épave échouée en l’an 1264. Les murs du Château, renommé « Château des pèlerins »,  furent fortifiés, ses défenses accrues. Le village vivait une période de prospérité. Le vieux Gaesean fit gravé sa devise sur le fronton de la herse de son château : « Nous ne craignons rien, car nos âmes sont immortelles. ». Sur son lit de mort, il convoqua tout les nouveaux et jeunes chevaliers de l’Ordre, un pacte de sang fut scellé. Les preux chevaliers s’engageaient à faire régner la parole de Dieu avec  sagesse, justice, courage et franchise. Son fils, Gaesean II of Elberl fut nommé grand maître de l’Ordre, et il fonda le conseil qui réunissait les grands chevaliers de l’Ordre afin de prendre des décisions importantes…


Cette rumeur de renouveau qui parcourut les forêts et les monts et les vallées semblaient annoncer une menace plus grande. Le froid de la « Grande Guerre » arriva bientôt aux portes du village, cette guerre qui devait décider le sort de ce pays, unir Calradia sous un même étendard et qui sait… peut être amener à voir un nouveau Roi s’assoir sur son trône…


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Chapitre 5: La fin d'une ère

Ecoutez ça.

  En l'an 1267, après trois bonnes années de préparation, l'Ordre partait en guerre. Celle-ci dura trois mois, cette croisade poussa les chevaliers jusqu’à l'Est de Rivacheg. Leur armée avait été décimée au fur et a mesure de la campagne. Au printemps, alors que les francs se repliaient vers leur territoire, ils furent coincés près de Vezin par des mercenaires. Ils durent faire demi-tour, poursuivis, ils fuirent jusqu’à la côte.

Devant les montagnes, les hommes de l'Ordre arrivèrent à un lieu nommé "Les bras de la montagne". A cet endroit, elles apparaissent majestueuses, surplombants le lac gelé a cette saison. Olfwik présent dans l'armée de Zoiberg, vit la bataille de ses propres yeux:

" - Fuyez par la mer !, ordonna Gaesean aux soldats derrière lui.
- Moi et mes braves soldats resteront, coupa Zion.
- Notre mort est certaine...
- Mais nécessaire, les seigneurs doivent atteindre la côte. Nous retiendrons les barbares."

Je vis une larme s'attacher aux yeux de Gaesean, il avait toujours apprécier ces Chevaliers et il ne souhaitait pas en voir mourir pour lui. Néanmoins il accepta.

Le Groupe se sépara en deux, l'un guidé par les Seigneurs de l'Ordre. L'autre par Gaesean II et Zion, ceux-ci devaient retenir les mercenaires pour laisser du temps aux fuyards. Étant sous les ordres de Zoidberg, je devait laisser mon Maître, l'homme qui remplaça mon père dans mon cœur mourir et se sacrifier pour notre vie. Je me sentait lâche, et je pleurais, mon visage fouettée par la bise glaciale. J'observait maintenant Zion depuis le flanc de la montagne.

Les chevaliers restants s’alignèrent, ils aperçurent les mercenaires à l'autre coté du lac. Gaesean s’avança;

"Cette bataille sera la dernière, vous êtes ici de votre plein gré, en hommes libres. Aujourd'hui, ils prendront nos vies mais ils ne prendront pas notre honneur ! Montrez à ces chiens qui nous sommes, et ils trembleront devant nos fils pour l'éternité !" Les paroles de Gaesean furent portées par le vent et se répercutèrent sur les montagnes. Un écho traversa la vallée, mon sang se gela.

Une clameur monta des rangs, les Chevaliers lancèrent leurs montures à la charge, les sabots martelaient le sol, qui craquait. La poussière volait dans un grand fracas, d'un bruit sec, une première volée de carreaux fila dans les airs. Plusieurs chevaliers tombèrent au sol, mais les survivants fonçaient sur les lignes ennemis. Peu à peu les cavaliers furent décimés sous les traits, la monture de Gaesean prit un carreaux dans la hanche et s'étala de tout son long, projetant le roi à terre. Zion, chargeant sur l’ennemi, fur percé de trois carreaux dont un à la gorge. Il tomba près de Gaesean.

Dans son dernier souffle, d'une main, il présenta sa hache à Gaesean. Ce dernier la prit et fonça en avant. Il commença à frapper la glace pour la faire céder, les derniers chevaliers debout se regroupèrent autour de lui. "Protégez le roi !", hurla l'un d'eux.

Ils tombèrent, sous les volées de flèches mais le roi tenait. Avant de donner son dernier coup de hache, qui brisa la glace, il reçut deux carreaux dans la poitrine. Le lac se fissura, dans des cris de peur, les barbares se noyaient.

Quelle honte de voir nos camarades mourir percés de flèches en fuyant et en laissant notre roi mourir ainsi, mais il avait choisit sa mort et la paix le suivra dans l'au-delà. Je ne retenais pas mes larmes, et je d'autres visages portaient la marque du chagrin autour de moi. Les capitaines nous ordonnèrent de nous remettre en rangs et de courir jusqu'à la rive.


Ainsi mourut, Gaesean II of Elberl. Il ne laissa pas d'héritier mâle, et la seule chose qu'on garda de lui fut son épée qu'il avait remit à Sword III, son frère d'armes. Les seigneurs survivants devaient organiser la reconstruction de l'Ordre.


Cependant un espoir continuait d'exister dans les cœurs des Chevaliers, ils étaient persuadés qu'ensemble ils vaincraient.


Écoutez ça.

Chapitre 6: Deux jeunes maîtres


  Les seigneurs de l'Ordre étant rentrés sains et saufs, découvrirent la cité d'Elberl dans un bien piteux état. Les complots étaient nombreux, des mendiants emplissaient les rues sombres et sales. Le peuple devait être nourris mais l'argent manquait dans les coffres de l'Ordre, Gaesean ayant beaucoup dépensé pour sa campagne. 

Les jeunes nobles Dasmoke et Sword s'unirent pour redonner vie à leur Ordre, ils prirent de fidèles chevaliers tels que Vilba, Gutenberg et Soliso qui les aidèrent dans cette tâche. Ils devaient faire vite car le Roi d'Angleterre Henri III, arrivé au terme de son règne, envoyait ses hommes guidés par le maréchal Tomas of Miles détruire Elberl et sa région.

Les troupes de l'Ordre s'assemblèrent, tout les paysans aptes à se battre furent enrôlés. Le nouveau chef de guerre, Gutenberg, se révéla fin stratège. Prenant ses ennemis à revers, il mena sa cavalerie lourde dans le dos de l’ennemi. Les lances volèrent en éclat, des hommes tombaient par centaines. Anéantis par la surprise les bretons furent vite acculés, les seigneurs anglais quittèrent le combat, laissant périr leur hommes.

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Chapitre 7: Les Braves


  An 1271, cette victoire marqua le pays de l'Ouest de Calradia, les francs profitèrent de cette nouvelle renommée pour enrôler des hommes et piller des ressources dans les régions voisines. Mais les seigneurs s'aventurent trop profondément sur les terres des Templiers, ces mercenaires étaient redoutables au combat. En sous-nombre, les troupes du seigneur Vilba tombèrent dans un piège et furent capturées.

  Le conseil demanda une rançon pour la libération de Vilba mais les templiers refusèrent, Dasmoke convoqua alors ses meilleurs guerriers: "Les Braves". Olfwik après plusieurs batailles, commençait à se faire vieux mais son épée était toujours tenue ferme dans sa main, prête à tuer pour son peuple...

Nous étions surnommés ainsi pour notre courage et notre force au combat, nous avions vu des centaines de batailles et vu nos frères mourir sous les coups d'épées. Après les dernières campagnes, nous n'étions plus qu'une dizaine: Alerion, Slayaz, Sylfirus, Storide, Canvan, Bledr, son frère Dar, Bloran, Adroc et moi-même. Nous devions aller chercher Vilba et le ramener vivant au prix de nos vies. S'infiltrer dans la forteresse des Templiers était du suicide mais aucun de nous ne refusa, nous étions loyaux.

Nous partîmes un matin de Janvier de l'an 1272, je sentait le froid glisser entre mes orteils. Je me retourna une dernière fois vers ce qui était ma terre, l'aube éclairait mon visage. Je pensait ne jamais revoir ces plaines, ces murs de pierres.

Après six jours de marche, nous arrivèrent près de la forteresse du Seigneur Parre, un membre influent du conseil papale. Il retenait prisonnier Vilba dans ses cachots, nous devions le libérer. Nous avions assez observé l'entrée du Château, nous devions agir... 

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Chapitre 8: Une libération, mais à quel prix...

Ecoutez ça.

Nous chargeâmes dans l'obscurité du matin, prenant d’assaut la forteresse par son aile gauche. Les ennemis pris à dépourvu n’eurent pas le temps de défendre le mur. Et nous arrivèrent sain et sauf en haut, l'ennemi s'organisait autour de nous. Nous nous séparâmes en trois groupes. Alérion, Slayaz et Sylfirus devaient aller délivrer Vilba de sa cellule. Canvan et Adroc devaient essayer également mais par un autre chemin. Enfin Storide, Bledr, Dar, Bloran et Moi devions faire diversion. Gagnez du temps pour les autres groupes et risquer notre vie à chaque seconde.

Les flèches volaient maintenant sur le tour de ronde, nous tenions la porte. Deux de nous s’efforcèrent de l'ouvrir, la grande porte de la cité s'ouvrit. Les ennemis commençaient à nous encercler... Nous sentions la mort approchée lentement. Puis d'un coup, deux groupes de fantassin chargèrent. Acculés nous nous battions pour nos vies, plus semblables à des animaux qu'a des hommes. Une pique vint se planter dans la nuque de Dar, Bledr vint près de frère et saisit d'une rage violente il fonça sur l'ennemi, enfonçant sa hache dans quelques têtes. Sa charge nous permit de prendre la fuite, et nous descendîmes dans la cour. C'est à ce moment que nous vîmes Vilba et ses trois compagnons arriver à cheval, chacun prit un guerrier de plus sur sa monture et nous partîmes de cet enfer. Bloran en retard ne pût s'échapper des griffes de notre ennemi et fut décapité devant nous.

Nous arrivâmes à Elberl, six chevaliers épuisés sur seulement trois montures. A partir de cette journée, cette région n'entendit plus parler des braves Canvan et Adroc. Bledr, Dar et Bloran étaient morts au combat. Ce fut mon dernier combat en tant que "Brave" et en tant que soldat. Je fût nommé conseiller du roi. Les braves finirent d'exister ce jour là. Les derniers survivants rejoignant l'armée des chevaliers francs.



Chapitre 9: Joutes


Pour fêter la libération du seigneur Vilba, le roi organisa une semaine de festivités. Joutes, duels, combats étaient au programme. Les sangliers et les cochons descendants des nobles francs se joignirent à nous pour fêter notre nouvelle alliance dans la guerre qui déchirait le pays. Les Camels, venus des déserts du sud de Calradia se battirent en tournoi contre les francs. La bataille ne fut pas glorieuse mais c'est dans la défaite que se fonde une vraie armée. A la joute se fut le grand Michael qui triompha, et en duel le banquier du roi, Zoidberg.

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Cette semaine de fêtes eut l'effet escompté pour le roi, le peuple retrouva un peu d'espoir et de joie dans la période bien sombre qui se déroulait autour de nous.


Pour ma part je vivais tranquillement auprès du roi et fut fier de lui présenté ma fille Kriss, descendante directe du grand Gaesean II of Elberl. Privée du trône car du sexe féminin. Mais Kriss n'en avait cure, elle voulait juste venger son père l'épée à la main. Elle rejoignit donc l'armée du roi Sword, bientôt prête à s’élancer dans le carnage de la bataille.




Chapitre 10: L'appel de la guerre


Ecoutez ça.


An 1274, avec l'avènement des bretons au service du nouveau roi d’Angleterre. Les seigneurs importants se joignirent à eux, leur puissance n'avait plus de limite. Face à cette menace, les peuples libres de l'Ouest s'allièrent pour contrer les plans du vicieux Édouard Ier d'Angleterre.

Une vingtaine de soldats furent envoyés dans l'alliance de l'ouest pour les affronter. Le moral des troupes étant au plus bas, le connétable du roi rassembla les habitants de Elberl devant le château.

"Avancez ! Approchez !, hurla le connétable de son balcon. Notre pays est en proie à la déchirure, et une forte menace approche de l'Est auquel nous devons nous opposer. Aujourd'hui les soldats qui seront choisis, auront l'honneur de servir leur pays et d'aller affronter les armées de Édouard Ier. Mourir pour son peuple, n'y a t'il pas de plus beau sacrifice?"

Les noms étaient donnés un par un d'une voix lente et monotone, les visages autour de moi se décomposaient au fil du temps. J'allais prendre congé de cette cérémonie au moment ou un nom me glaça jusqu'au sang.

"Kriss, fille d'Olfwik !"

Je fut incapable de bouger, je regardais autour de moi et je l'aperçut, son heaume brillant dans l'aube du matin et elle tenait fermement l'épée de son père. Je courus vers elle, nul mot ne fut utile. Je l'embrassa et elle partie rejoindre les autres choisis. Ce fut la dernière fois que je pût parler à ma fille...



Chapitre 11: Fleur fanée


Ecoutez ça.

En cette soirée d'automne, l'alliance de l'Ouest dévala le ravin de Gothîr, chargeant à l'encontre de son ennemi, les soldats tombèrent comme les fleurs fanées... Soliso, stratège de cette bataille, raconta que très peu tenaient debout à la fin de cette bataille.

"Les corbeaux volaient au dessus du champ de bataille, les montagnes de corps déchirés s'amoncelaient sur le sable. Les chevaux agonisants, marchaient dans leur propres entrailles. Nos frères et nos ennemis faisait leur dernières prières ensemble, les mains ruisselantes de sang." 

Les survivants ramenèrent les corps de leurs camarades encore reconnaissable, et cet ainsi que pars une après-midi d'octobre, quatre chevaliers trainants un charriot de cadavres arrivèrent aux portes du Château des Pèlerins. Olfwik regarda cette scène morbide les larmes aux yeux, il savait qui était un de ces cadavres dans la masse.

"Mon chagrin fut immense et il m'en coûte même d'en reparler aujourd'hui. Les corps furent brulés ensembles, les droits de sépulture ne furent respectés. L'Ordre avait perdu ses valeurs... Je Maudît alors le connétable qui avait envoyé Kriss à la mort, et je jura de le tuer dès qu'il m'en serais possible"


Chapitre 12: La fin de la route

Ecoutez ça.

"Noyant mon chagrin, pendant sept années, je décida d'agir une dernière fois en tant qu'homme. Le chagrin et la haine m'empoisonnait à cette époque et en l'an 1285, il me semblait qu'une seule chose pourrais m'apaiser. Les seigneurs de l'Ordre étaient morts ou partis, et seul le connétable Findolas exerçait le pouvoir. Jouissant de mes responsabilités de conteur, je l'invita à la taverne des faubourgs avec moi, il accepta. Après plusieurs verres, je l’emmena loin de la ville, prétextant au garde une liaison entre nous. Je l’abattit froidement d'un coup de poignard dans le dos, à l'orée de la forêt et son sang se rependit rapidement dans l'herbe. Je revins au château, et prît un baluchon et mon fidèle cheval.

Je partis sur le sentier en direction du l'Est, la lune éclairait mon chemin. Je galopais, encore et encore. Mon cœur avait retrouver un peu de paix mais ce fut bref, l'Ordre envoya des hommes à ma suite mais mon habilité et mon expérience m'avait appris beaucoup, et ainsi je leur échappa, après plusieurs années de vagabondages j’arrivai ruiné à Praven en 1290. M'installant ici pour le reste de mes jours, loin de ces conflits, meurtres; seul et avec le seul souvenir de ma vie à moitié effacée..."


Il est dit que l'ordre put prospérer encore, et qu'un certain Gutenberg prit sa tête. Mais sa gloire d'en-temps s'étaie envolée mais peut être reviendrais t'elle un jour... en tout cas telle fut la volonté d'Olfwik le sage, et dans ses derniers souffles il murmura:

"Un seul la trouvera..."


"Histoires de Calradia" , par Garon selon le récit d'Olfwik. Praven, 1329.
 
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Ceci est une fiction écrite sur mon temps libre à propos de la triste histoire de Vodë et Ealth. C'est ma deuxième fiction. Celle-ci privilégie plus une histoire courte dans le temps et plus centrée sur un personnage. J'espère que le style vous plaira. Je rappelle également que c'est une fiction et que toute ressemblances à une autre histoire ou à la réalité est le fruit de coïncidences...

Plusieurs liens de musique sont placés au fil de l'histoire, écoutez aux bons moments pour une meilleure expérience. Cette histoire est finie (2e Tome), elle ne subira plus de modifications. Et désolé pour les fautes d'orthographe.

Bonne lecture :smile:

Légende:

Les passages en italiques sont des brides de souvenirs racontés par Daalad. Les autres paragraphe sont écris par Garon après la reconstitution de l'Histoire de Calradia qu'il a fait d'après les récits de Daalad, Ragnar et d'autres marchands, colporteurs, troubadours.


Histoires de Calradia, Tome 2: "Vodë et Ealth."




Chapitre 1: Joie et larmes.


Ecoutez ça.

En l'an 1250 sur la terre sainte de Calradia, dans la vallée de Ruvar, petit village nordique, une mère donna naissance à deux jumeaux, un garçon et une fille.
Née le jour de l'an ils furent nommées Vodë et Ealth, Vodë naquit avec une marque divine sur l'épaule.

Pensant à une marque du diable, la mère conduit son enfant chez une sorcière, pratiquant les arts interdits. Bien que en Europe, les sorcières était condamnée au bucher, sur la terre de Calradia, on les laissait exercer leur art contre quelques deniers. La sorcière réfuta toute trace du diable chez la jeune fille mais elle lui promit par ailleurs un très grand destin, quelle tuerait un jour un tyran. La mère rassurée revint au village mais elle ne révéla à personne le destin de la jeune fille, et elle éleva donc pendant 17 années ses deux enfants.

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Les deux jeunes furent élevés ensemble, et ils étaient très proches. Il s'aimait, et chacune de leur paroles étaient réconfortantes pour l'autre. Vodë passa des nuits à pleurer lorsque son frère fut largement blessé après un accident de cheval, il en garda une vilaine cicatrice lui barrait le visage.

En l'an 1267, un voyageur vint au village. Les habitants connaissaient alors une vie paisible, hors des conflits qui divisaient Calradia. Il ne subissaient alors que quelques attaques de brigands. Mais cet homme qui se présenta à la porte du chef du village était différent de tout les vagabonds qu'on avait pu croiser dans cette vallée depuis le temps de l'Empire. Il portait une lourde épée à la ceinture, et une sacoche en cuir sur laquelle était tracé d'étranges symboles. Il déclarait qu'il venait se chercher un nouveau compagnon, offrant beaucoup d'argent à celui-ci.

Nombreux étaient ceux qui cherchaient des mercenaires pour éviter de voyager seul dans les forêts et les montagnes. Les pirates de la mer Alai étaient nombreux à attaquer les voyageurs.

La mère des jumeaux n'avait que peu d'argent pour nourrir ses enfants, elle proposa donc les services de Ealth à ce vagabond. Celui-ci jura en retour qu'Ealth ne serait jamais loin de Ruvar et qu'il pourrait mettre fin à son service dès que possible. Le jeune rassembla ses effets et fit ses adieux à sa famille.



Chapitre 2: Daalad.


Plus aucun villageois n'aperçut une esquisse de sourire sur le visage de Vodë les premières années après le départ de son frère. Les deux jeunes adultes ne pensaient jamais devoir être séparés. Mais sur Calradia, peut sont les hommes qui choisissent leur destin.

Elle passa donc deux années dans le chagrin, puis elle décida de partir en ville pour y travail un peu de travail. Sa mère lui donna une bourse et regarda sa fille s'éloigner sur la crête d'une montagne. Elle se rendit d'abord dans la grande ville portuaire de Wercheg, elle y fut employée comme serveuse à la Taverne.

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Il n'y a de lieu plus vivant dans une cité de Calradia. On y apprends tout, les légendes, les noms des rois et des seigneurs en guerre. Elle y travailla deux ans, et un soir de l'automne 1271, Daalad poussa la porte de la taverne. Il plut tout de suite à Vodë, un jeune soldat assez solitaire, ne parlant à personne. Il fumait la pipe quand Vodë vint lui parler.

La serveuse vint me voir alors que je ressassait encore les évènements récents dans ma tête, elle m'interpela:
"- Vous désirez peut être une chambre, vous m'avez l'air épuisé, me dit elle.
- Si vous en possédez une d'un prix assez raisonnable pour un vagabond comme moi, ça ne sera pas de refus."

Elle me conduisit donc à l'étage où elle me donna une chambre, enfin plutôt une pièce misérable où une peau d'ours reposait sur le sol. Je le remercia, et elle me donna son nom: Vodë.
Les jours suivants, nous restions longtemps assis à une table. Je lui racontais mes histoires, c'était la seule personne de cette ville qui m'inspirait confiance.


Ainsi Vodë appris de Daalad, qu'un nouveau mercenaire du nom de Taleh, "le Dernier Homme" usait de la terreur pour régner sur la baie d'Argad et notamment sur la ville de Sargoth. Ce fils de roturier qui n'avait aucun droit de noblesse, avait pris la ville de force aux mains du roi des Nordiques. Il dirigeait une bande de mercenaires et exigeait des taxes aux villageois.

Daalad avait servi cet homme comme écuyer mais il s'était enfui et il avait dû se cacher pendant plus d'une semaine pour échapper aux hommes de Taleh. Ainsi il avait trouvé refuge à Wercheg, cité assez éloignée pour ne subir les lois de Taleh. En apprenant que Daalad allait bientôt repartir car les espions du "Dernier Homme" étaient surement sur sa trace, Vodë décida d'accompagner Dalaad dans sa fuite.

Elle en avait mare de cette vie de servitude, et c'est ainsi que les deux amis quittèrent ensemble Wercheg par une nuit de pleine lune.


Chapitre 3: Les Hommes de la Rivière.

Ecoutez ça.

Daalad et Vodë dans leur fuite arrivèrent près de Fearichen, évitant les armées des seigneurs de la Taïga il durent coupés par le sud. Il se retrouvèrent dans le territoire de Taleh, mais c'était un risque à prendre pour fuir vers le sud, et vers la cité magnifique de Dhirim. Il passèrent donc quelques nuits en bivouac.

Nous alternions les tours de ronde, j'allais chasser et elle cuisinait. Nous avions une vie de fuyards mais nous étions heureux, pendant nos longues chevauchées on se racontaient notre vie, les détails de notre enfance.

Je regrettait de l'avoir emmené dans ce danger mais sa bonne humeur me rassurait. Après plusieurs semaines passées à dormir dans les forêts, nous décidâmes de rejoindre le village de Fenada pour prendre une chambre et des provisions. Lorsque nous arrivâmes au village, les rues étaient vides et les visages que nous apercevions aux fenêtres ne semblaient pas vivants. Nous prîmes une chambre à la taverne et nous apprîmes que les mercenaires de Taleh avait tués le chef du village, et emmenés la plupart des enfants.

Vodë semblait terrorisée par ce que l'on venait d'apprendre, un vieil homme nous conseilla de ne pas rester longtemps car Taleh avait des espions dans la région. Nous reprîmes donc la route le lendemain.

Alors que nous venions de sortir du village j’aperçus un cavalier qui nous suivait. Je ne compris pas tout de suite à qui nous avions affaire, alors nous nous arrêtâmes pour voir ce qu'il nous voulais. Mais le cavalier ne vint pas à nous, il s’arrêta à une bonne trentaine de mètres. Je compris alors que c'était un pisteur, des espions chargés d'éviter le combat mais de suivre leur proie à la trace en attendant les soldats de Taleh. Nous étions donc repérés et les mercenaires du "Dernier Homme" ne tarderais pas à nous capturer.
Nous partîmes donc au galop suivi de près par le cavalier.


Suivi par le pisteur les deux jeunes fuyards, se rendirent au sud, aux alentours de Vayejeg. Au niveau d'un bras de la rivière de Curin. La tension était visible entre eux deux, le cavalier solitaire avait maintenant été rejoins par un groupe de soldats et ils n'attendraient pas longtemps avant de passer à l'attaque.

Ils nous chargèrent dans la fin de cet après-midi glaciale de Novembre. Nous traversâmes la rivière pour leur échapper. Mais leurs coursiers étaient plus rapides, les bruits des sabots étaient de plus en plus fort, et ils cognaient dans ma tête comme des tambours annonçant une mort certaine. Deux traits se plantèrent dans le cheval de Vodë. Elle tomba au sol, je m’arrêta pour aller l'aider. Au moment où les mercenaires allaient nous rejoindre, des flèches jaillirent des arbres, et elle s’abattirent sur les bandits. Trois d'entre-eux tombèrent dans l'eau glacée, les autres fuirent devant le nombre d'archers qui étaient maintenant sortis du bois. Il devaient y en avoir au moins une vingtaine. Ils nous montraient aucune agressivité.

"- Nous n'aimons pas les lâches et encore moins les hommes de Taleh." Un homme robuste venait de s'avancer vers moi.


C'est ainsi que Daalad et Vodë furent recueillis par la compagnie de Belord. Les "hommes de la rivière" comme ils étaient appelés, des brigands agissants contre la volonté de Taleh, les derniers résistants de la région mais leur vie n'était pas facile.


Chapitre 4: Triste sort.


Nombreux étaient ceux qui connaissaient l’existence des "Hommes de la rivière", leur résistance donnait espoir aux nordiques. Ils vivaient dans des grottes près de la rivière de Curin, dans les forêts se trouvant entre Mechin et Vayejeg. Nul ne connaissaient leur repère, et tout les voyageurs qui étaient sauvés devaient leur loué allégeance ou mourir. C'est pourquoi en cette fin du mois de Novembre de l'hiver 1271, Daalad et Vodë se retrouvèrent engagés par les hommes de Belord.

Nous vivions de la chasse, ne mangeant que si nous avions rapportés quelque chose. N'étant pas un bon archer, Vodë dut m'aider à chasser. Elle ramenait à chaque fois quelque chose et cette vie semblait lui plaire. Toutefois je n'était pas du même avis, je ne comprenais pas ces hommes qui résistaient à Taleh en se cachant et en chassant le lapin. Mais je leur devait la vie, alors je les servais du mieux que je pouvais. Mais je savais au fond de moi, que je ne resterais ici jusqu’à ma mort.

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Peu après leur arrivée, Taleh informé de l’échec de ses hommes envoya de plus en plus de patrouilles autour de la rivière. Les chasseurs devaient rester cachés, Vodë profita de cette longue attente pour tailler son propre arc:

Je la voyais tout les soirs à tailler son arc dans le bois d'if, et le résultat était sublime, elle y avait mis beaucoup d'amour. Je voyais ses doigts trembler, elle était impatiente de l'essayer et tout comme moi cette attente la rendait folle. C'est vers ce moment là que la tension augmenta au sein des "Hommes de la rivière", Borga le second était lassé de l'attitude de Belord et il proposait de charger pour aller tuer les patrouilles de Taleh. Belord refusa, et jura de tuer de ses mains tout homme qui essayerais de sortir.

Mais je voyais que Borga ne se laisserait pas ridiculiser de la sorte. Il vint me voir le soir même.
"- Je n'en peut plus d'attendre, me dit t'il. On doit intervenir et vite, demain je sortirais avec mes hommes par la sortie ouest de la grotte, soit avec moi et je te récompenserais.
- Soir sûr que je te suivrais Borga."

Et ainsi fut scellé le destin des "Hommes de la rivière", quel fou j’étaie ! Je n'aurais rien changé tout seul mais bon, aujourd'hui encore je regrette cet acte.


Le lendemain, les hommes de Borga accompagnés de Daalad chargèrent une patrouille de Taleh. Les chasseurs aidés de l'effet de surprise, n'eurent aucun mal à terrasser les premiers ennemies mais rapidement d'autres groupes des hommes de Taleh, alertés, avaient rejoins les leurs au combat. Borga donna l'ordre à ses hommes de se replier, il courraient sous les traits, tombant les uns après les autres.

Je me souviens que je ne pensait à rien d'autre qu'a ma vie à ce moment là. Des flèches sifflaient à mes oreilles mais par chance, je ne fut pas touché. J'arrivais bientôt au mont où les chasseurs étaient cachés, je n'était pas le premier à passer par là, déjà des hommes de Taleh avaient forcés l'entrée. Mon cœur dit un bond dans ma poitrine, je pensa tout d'un coup à Vodë qui était restée à l'intérieur.

J'essayai d'entrée par l'autre coté, et là je l’aperçu enfin. Elle tuait ses ennemis, flèches après flèches, touchant sa cible à chaque fois. J'allais donc l'aider quand j’entendis un cri, et je reconnu la voix de Borga. Je pris Vodë par la manche et nous nous cachâmes derrière un talus. C'est là qu'il apparu: Taleh, tenant dans ses mains les têtes de Borga et Belord, il cria d'une voix grave: "Voyez ce qui arrive à mes ennemis. Je sais que tu te cache ici Daalad, fuis comme à ton habitude ! Mais ne t'inquiète pas je te retrouverais."

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Ces mots me donnèrent envie de surgir et de foncer sur Taleh, mais Vodë me retint et nous nous fuîmes avec des montures par la route de l'ouest.


 
Chapitre 5: Thir.

Ecoutez ça.

Vodë et Daalad traversèrent les villages de Ambean et Jelbegi à toute vitesse ne s’arrêtant que pour manger et dormir. Ils remontèrent par le nord, et arrivèrent aux portes de la cité marchande: Thir.

Cette ville portuaire était le nouveau fief du Roi Ragnar depuis qu'il avait perdu Sargoth. C'était une des dernières villes où l'on se trouvait sous la protection des nordiques. Ses habitants étaient pour la plupart riche grâce au commerce maritime de la ville, le plus grand port de Calradia. Les esclaves s'y vendaient à prix d'or, et nombreux était les marchands de soie venus d'Orient.

Les deux fuyards s’installèrent d'abord dans le quartier pauvre de la ville. Dans ce lieu les espions de Taleh étaient nombreux. C'est pourquoi il restèrent souvent cachés dans la chambre qu'ils avaient louée, ne sortant que très peu. Au bout d'une dizaine de jours, Daalad repéra une affiche annonçant que le roi du peuple du Nord cherchait tout homme possédant des informations sur Taleh. Ainsi Vodë et Daalad se rendirent au château du roi Ragnar.

Nous marchions dans le grand hall, entourés de gardes. J’apercevais le plafond tapissé à la lueur des torches qui ornaient les murs. Le seigneur Ragnar nous reçu à son banquet, et nous festoyâmes à la table des plus grands seigneurs du Nord. Nous leur apprîmes la fin tragique des "Hommes de la rivière", et la présence de Taleh au sud, hors de son château. Ragnar fut très triste à l'annonce de la nouvelle. Il avait été très proche de Belord dans son enfance et il était sur cette terre son meilleur allié.

Il nous demanda de raconter notre passé, et quand il appris que j'avais servis Taleh comme écuyer, il en fut ravi. Il nous congédia mais il nous donna une chambre dans son château.

Il me convoqua plusieurs fois par la suite, pour me questionner au sujet de Taleh, à propose des nouvelles défenses de Sargoth. Il fut ravi quand il appris qu'elles étaient inchangées. Avec lui je discutais de stratégies de guerre pendant toute la journée. Je sentais qu'il préparait son assaut.


Après deux semaines passés à Thir, les deux amis furent admis dans l'armée du roi, Vodë en tant qu'archer et moi en tant que conseiller de guerre. Et Ragnar préparait déjà ses troupes pour la bataille. La cité était en effervescence, et les rues grouillaient. C'est à ce moment que l'espoir renaissait chez les Nordiques.


Chapitre 6: Guerre au nord.


Ragnar le roi du Nord envoya ses troupes vers la forteresse de Sargoth, la ville la plus gardée de la baie d'Argad. Vodë et Daalad furent envoyés avec eux, mais ils se battaient dans la garde personnelle du roi. Les armées du Nord avaient étés rassemblées par la couronne, les seigneurs de Wercheg et des autres villes et châteaux du royaume se joignirent au roi.

Tout le monde parlait déjà de la "libération", mais je n'en était pas si sûr. Pour avoir côtoyé Taleh, je connaissais ses forces, ses atouts mais aussi ses faiblesses. Et notamment les faiblesses de la défense de Sargoth, elle possédait peu de défense sur le rempart depuis que Taleh y avait aménagé une catapulte. Les défenseurs y étaient peu nombreux, et c'est là que ce jouerais la bataille pour Sargoth. Mais je le gardais que pour moi, j'avais une vengeance personnelle à régler.

Je pensais laisser Vodë en-dehors de ce conflit mais le Roi, émerveillé par ses talents d'archer, l'avait engagé dans sa garde. J'étaie anxieux à l'idée de la bataille, mais aussi impatient... Ma vengeance était toute proche, je n'avais qu'a tendre le bras pour l'atteindre.


Les troupes nordiques arrivèrent au début de l'an 1272 devant les défenses de Sargoth. Ils installèrent un siège devant les murailles, la bataille serait longue. La vie était dure dans le camp, le froid de janvier glaçait les soldats et nombreux étaient ceux qui tombaient de fortes fièvres. Le moral était au plus bas, Taleh dans sa grande malice en profita... Il envoya ses hommes à l’assaut, des hordes de mercenaires surgirent des poternes du château. L'effet de surprise fut redoutable...

Je me souviens encore de cette soirée sombre et calme, je rentrais de la chasse lorsque j’entendis des bruits de combats dans le camp de siège. Bientôt je voyais les tentes s'embraser sous le ciel orange, les guerriers que je voyaient devant moi s'étripaient et se massacraient entre eux.

Je mis de longues minutes à comprendre ce qu'il se passait, trop longues sans doutes. Nous étions déjà encerclés lorsque je dégainai ma lame. Je me battais avec un grand désespoir, les nordiques tombaient par dizaines à mes cotés. Je donnai l'ordre de la retraite, mais nous n'avions nul part où aller.

Les hordes d'ennemis nous barraient la route, nous étions faits ! Tout se passa très vite... Alors que je pensais ma dernière heure arrivée, je vis la silhouette de Taleh sortir des fumées. "Prenez le vivant !", je reçu ensuite un violent coup dans la nuque, et tout sembla s'écrouler autour de moi...



Chapitre 7: Taleh.

Ecoutez ça.

Je me réveilla dans une cellule, seul et nu contre la pierre. Je regardais autour de moi, cherchant quelque chose quand la porte s'ouvrit. Un garde apparut, vêtu d'une armure.
- Lève toi ! Le seigneur Taleh veut te parler.
- Je ne vois nul seigneur en son nom, un simple assassin !
- Ferme là ! Tu as intérêt à moins faire le fier devant lui, il est le seul à pouvoir encore décider du sort de ta pauvre existence, Hahaha !

Le soldat s'en alla, mais je sentit une présence plus sombre dans le cachot. Un homme de grande stature se tenait devant l'entrée, revêtu d'une armure et de son heaume. Je l'aurais reconnu parmi dix milles hommes, c'était lui, "le Dernier Homme". Le dernier que l'on voit avant de mourir.
- J'étaie sûr que nous nous retrouverions, n'as tu toujours pas compris la leçon que je t'ai donné? On me sert ou l'on meurt !
- Un homme d'une telle arrogance ne peut vivre longtemps Taleh.
- C'est ce que je disais de mon mentor il y a longtemps, mais j'ai régner encore plus longtemps que lui. J'ai réussi là où il avait échoué, j'ai vaincu les hommes qui lui résistait et c'est pourquoi il devait mourir. Je sais que tu l'aimais bien, moi aussi, sommes nous si différents l'un de l'autre? Tu as commis d'horribles actes comme moi, Daalad, mais tu te les ais cachés. Moi j'ai accepté d’être comme les dieux m'ont fait. Je t'ai recueillis ici pour te punir, mais aussi pour comprendre. Pourquoi avoir fui quand j'ai tué le mentor?
- Car j'avais enfin compris que je n'étaie pas comme toi, que je n'étaie pas aussi cruel. Que je regrettais mes actes, jours après jours. Non, Taleh, nous sommes différents.
- Peut être alors, mais as tu vraiment changé? Tu as attiré la mort à tout les endroits où tu t'es trouvé. En la fuyant tu t'en es seulement approché. Et aujourd'hui saches, que tu la définitivement trouvé, tu mourra à la 13e heure du jour.

Taleh fit demi-tour et me laissa seul dans le noir.


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Chapitre 8: La prophétie.


Je me demandais l"heure qu'il était. Il est étrange d'attendre sa mort, on repense à toute sa vie, à ses actes plus ou moins bons, à ses regrets également. Le temps défile devant nous, et vous acceptés la mort comme une échappatoire.

Les soldats rentrèrent dans ma cellule, et me prirent par les bras. Il me trainèrent dans le palais, je traversais le hall aux fresques magnifiques, un endroit que j'avais connu enfant mais je ne le regardait pas. La vie semblait s'échapper de mon corps, petit à petit.

On me lâcha et mon corps heurta violemment le sol. Je levais les yeux, il se tenait devant moi. Taleh sur son trône, arborant son heaume. Je ressentait un sentiment de haine mais aussi de curiosité, quel visage pouvait abriter une telle cruauté? Il leva le bras, et le bourreau s'approchait de moi, tenant fermement sa hache. Je voyais déjà le sang éclabousser sa blouse. D'un coup une flèche noire vint transpercer sa gorge grasse. Son corps sans vie s'écroula sur moi.

Ecoutez ça.

Un grand bruit retentit dans la salle. Alors que je tentait de me remettre debout, j'entendais des bruits d'épées, des cris d'agonie. Je levai les yeux, elle se tenait là, les jambes fléchies, du sang sur la joue et la haine animant ses yeux. Elle n'eut qu'un bref regard pour moi, mais déjà sa voix retentit dans la salle du trône:
- Les enfers t'appellent auprès d'eux Taleh !
- Alors je t'enverrais là-bas pour les satisfaire !

Taleh dégaina son épée, sa forme recourbée et les écailles de son pommeau rappelait la queue d'un dragon. Il s'élança au combat, le choc des lames fut intense. Je profitai de cette diversion pour récupérer une épée sur le sol et je détachai les liens qui serraient mes pieds. Je me leva et je mis à mort les deux gardes qui courait à ma rencontre.

Puis je me retourna, Vodë et Taleh se livrait un combat sans pitié, je n'avais jamais vu de si grand bretteurs, et de si féroces guerriers. Ils tournoyaient, sautaient, frappaient, s’enfuyaient puis revenaient à la charge tels deux cerfs royales en lutte.

Ayant tué les autres gardes présents, je me précipita sur Taleh, celui avait désarmé Vodë, il me renvoya d'un fort coup d'estoc, et je me retrouvai au sol. Taleh s'avança pour abattre Vodë, il était tout proche, je cédai à la panique et je ne pus n’empêcher de crier:

"- Vodë, Nooooon !"

Taleh se figea et lâcha son arme. Vodë en profita, lui plantant son couteau dans le ventre. "Le Dernier Homme" s'écroula dans un grand bruit, le sang ruisselant de sa plaie. Vodë s'avança et lui ôta son casque. Alors qu'elle allait l'achever, une lueur d’effroi traversa son visage et elle reconnue cette cicatrice. Ses jambes vacillèrent.

"- Mon frère, pourquoi... POURQUOI ?!
- Je n'avais pas... nous étions destinés..."

Vodë s'écroula en larmes et je dû la porter pour l'emmener hors du château. Nous échappâmes aux gardes qui remontaient les escaliers en courant vers la salle du trône. Et nous retrouvâmes bientôt dehors. Là le camp du roi Ragnar apparut devant nous.



Chapitre 9: La mort de Vodë.

Ecoutez ça.

J'appris beaucoup de nouvelles surprenantes en rentrant au camp du roi, les nordiques battus mais pas vaincus ne s'étaient pas découragés après la charge de Taleh. Seuls quelques hommes de la partie sud du camp avaient étés tués, j'étais le seul à avoir été capturé. Vodë défiant les ordres de Ragnar étaie partie seule me délivrer, elle avait réussie, mais elle en avait payé un lourd tribu.

Annonçant la mort de Taleh, Ragnar nous congédia d'un repos mérité. Il attaquerais le lendemain matin, mettant à sac les dernières défenses de Sargoth. Nous rentrèrent donc au campement.


Ragnar pris la ville de Sargoth le lendemain, abattant les soldats de Taleh qui avaient perdus toute force de se battre. Les bannières bleues du royaume du Nord furent placées en haut des tours de la ville. Daalad et Vodë marchaient sur les remparts, au milieu des soldats fêtant leur victoire.

Je suivais Vodë, perdu dans mes pensées, je n'avais pas remarqué où elle m'emmenait. Bientôt, nous nous retrouvâmes en haut de la grande tour de Sargoth. Peu à peu mon esprit s’éclaircissait, et j’aperçus les larmes qui coulaient sur le visage blanc de Vodë. Je m'approchai d'elle.

"- Recule !! m'ordonna t'elle. Tu as toujours été là pour moi mais aujourd'hui tu ne peux rien Daalad. Triste est le destin que les dieux m'ont affligé. Je regrette de ne pouvoir te suivre mais je sais que tu vivras encore longtemps, et qu'un jour tu me rejoindras... à ton tour. Mais cette heure n'est pas venue."

Elle se tenait debout devant le vide, son pied recula en arrière.

"- Reviens avec moi ! criais-je. Tu as sauvé le peuple d'un tyran, tout ce qui faisait de lui ton frère avait disparut !
- Dis à ma mère ce que je suis devenue, je t'attendrais..."

Son corps bascula, et je m’écroulai, sombrant...



Chapitre 10: Promesse tenue.

Je me réveilla ensuite dans la chambre du roi Ragnar, celui-ci arborait un visage grave.
"- Je suis navré pour votre amie."
Cette phrase me rappela à la réalité et je ne pus retenir mes larmes.

Ecoutez ça.

La terre du Nord avait été libérée, et les habitants semblaient retrouver la joie d'antan. Mais personne ne se souvint de Vodë et de son acte héroïque. Je mis plusieurs mois et années à reprendre vie, tout me semblant morne et sombre.

Néanmoins je finis par reprendre goût a la vie, et un jour de l'an 1274, je me retrouvais devant une large maison du village de Ruvar. J'étais ici pour tenir ma promesse. On me conduisit devant une veille femme, affaiblie par les années. Je lui révéla le triste destin de son fils et de sa fille. Ne pouvant rien dire pour la consoler je repartis à dos de cheval laissant cette femme dans le désespoir. J’eus honte de cet acte, mais je ne fis pas demi-tour et je ne revint jamais dans cette vallée, où la moindre vue des montagnes me transperce mon cœur.

Je pris ensuite la direction de la cité sainte de Praven, "la cité du pardon". A nouveau dans l'attente, dans l'attente d'une mort qui viendrait me prendre pendant l'hiver, ou pendant mon sommeil. Vodë m'avait appris une chose: On ne peut choisir son destin ni celui des autres car nous ne sommes que des hommes...


Daalad s’éteignit un matin de mars 1281, poignardé alors que celui-ci effectuait son habituel métier de forgeron qu'il avait trouvé en s'installant à Praven. Il fut tué pour les quelques pièces d'or que contenait sa bourse, mais son attente était terminé et ils s'étaient retrouvés...

Fin.

 
"Histoires de Calradia" , par Garon selon le récit de Daalad. Praven, 1329.
 
Pour mieux comprendre... (Par Tomy44)

  • Olfwik

Né sur la terre de Calradia en l'an 1240, issu d'une famille riche d'Elberl, il obtient vite l'enseignement des armes par son père, ancien vétéran de l'armée. Son village est incendié en l'an 1252, sa famille tuée. Mais le jeune survit grâce à ses aptitudes au brigandage et au combat. Avec l'arrivée des Chevaliers et la construction du Château des pèlerins à Elberl, Olfwik s'engage dans l'armée de l'Ordre.

Il participe à de nombreux combats et voit le Roi Gaesean II tomber sur le champ de bataille. Il participe ensuite à la libération de Vilba avec plusieurs guerriers de l'Ordre. Il devient ensuite un vétéran et continu de combattre pour défendre Elberl.

Un jeune homme du nom de Garon le rencontre en l'an 1295 à la Taverne de Praven. En écoutant le récit d'Olfwik, Garon décide d'écrire l'Histoire de Calradia pour qu'elle ne soit pas oubliée.

Garon, devenu très proche d'Olfwik, raconte que le vielle homme serait mort pendant l'hiver 1297.

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Olfwik, 1272



Autres personnages à venir...

 
Je ne sais que dire, ces magnifiques récit mon réchaufféent le coeur, tu es un très bon compteur. Je te remercie une très belle expérience que tu m'a offert! :smile:
 
Merci :smile:

J'ai ajouté une préface, et quelques dates on étés revues pour plus de cohérence.

A venir:

  • Les Cartes de Calradia à plusieurs époques
  • D'autres descriptions rapides de personnages
  • 3e Tome: Apraès (début d'écriture noël 2011)
  • 4e Tome: L'Empire (œuvre majeure et finale, peut être en deux tomes)
 
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