Ecrits autour de Calradia ?

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Harald cligna des yeux. Il était allongé dans un lit, torse nu. En face de lui, se tenaient Björk, Stig, et le marchand.
A la droite du lit, assis sur une chaise,  un drôle de petit homme sanguin battaient dans une coquille en bois des herbes, du miel, et d’autres produits, et une forte odeur s’en dégageait.
Le marchand alors réalise qu’Harald avait ouvert les yeux et s’exclama : « - Ah ! les Dieux soient loués, vous êtes en vie ! »
Le nordien grogna. « - Suite à cet affrontement face aux pillards des mers, vous avez pris un sérieux coup à l’épaule. Vos compagnons vous ont amenés en ville, et je les ais accueillis. C’est alors que j’ai su que c’était vous, et que j’ai embauché un médecin. »
Le petit homme se retourna. « -Mon nom est Jeremus, monsieur. Reposez vous, la pommade que je vous ai appliquée a du faire effet. D'ici quelques heures vous pourrez marcher. »
Harald émit un son guttural qui devait dire merci, et réussi a se faire comprendre quand il demanda qu’on lui conte les derniers événements.
Toke raconta toute l’histoire. « - Après les combats et votre perte de conscience, on vous a ramené en ville. On a rempli des armes et armures l’canasson, et on s’est fait plaisir. On a récupéré leurs armes, leurs armures, et on a vendu le surplus. On a un paquet de deniers, m’sieur. »
Harald grogna de plus belle. Il se releva sur ses coudes, et se passa la main dans la barbe. Il la passa encore, fronçant des sourcils. Encore une fois … elle était taillée … en fourche ! Deux fourches !
« - Ah oui, cap’tain, le coup du Pillard vous a coupé la barbe en deux. On vous appelle Harald à la Barbe fourchue en ville. »
Harald se dit que s’était sans doute bien. Il se rendormit, et trois heures plus tard, il savait marcher. Il allait falloir achever leur quêtes.

Deux jours plus tard

Harald avait réappris a marcher, de même que Gerlec, qui s’en était très bien sortit. Aeric avait au passage était ramené au village avec Markvard. Le capitaine et ses hommes déambulaient dans les rues.
« - On devrait pouvoir réunir quelques hommes pour chasser les truands et délivrer le frère du marchand. »
Tous furent d’un avis similaire, et ils trouvèrent le maître de guilde de la ville. Il était occupé à remplir un carnet des comptes au port, près des quais.
Harald s’excusa. « - Bon journée, monsieur. Je suis Harald dit Barbe Fourchue. Je cherche des durs … des forts gens pour tuer des bandits qui capturent des riches. »
Le maître de guile ne décolla pas ses yeux de son livre, et continua de gratter.
« -Monsieur ? » demanda le nordien.
Aucune réponse.
Après deux minutes, Harald grogna. Toujours aucune réponse.
Il pris la table à deux mains, la renversa, piétina les papiers.
« - Donnez-moi dix de vos plus forts hommes, tous de suite ! »
Le maître de guilde pâlit … « -Oui … Oui-ui monsieur … Harald ! »
Stig et Toke se tenaient les côtes, et Björk pouffait dans son coin.

Après ces événements, Harald revint voir le marchand chez lui. Il avait deux heures avant que les dix hommes de la garde communale ne le rejoignent.
Le marchand l’accueilli et lui servit une choppe de bière.
« - Dis moi, l’ami, tu es Harald, et je ne t’ai pas dit mon nom. On m’appelle Altor ici. Certains ici me haïssent car j’ai du sang Swadien, mais crois-moi l’ami, mieux vaut avoir un sang swadien que Vaegir si on vit à Sargoth ! »
Il but un peu de bière. « - J’ai noté sur cette carte des environs l’emplacement des brigands. J’ignore si ils sont vraiment là-bas. Je ne sais combien ils sont, ni comment ils sont armés. Mais sois sur que certains de tes hommes ne reviendront pas. Tu devrais recruter plus de troupes.
« - J’ai convaincu le maître de guilde de me donner dix bons guerriers.
Ils sont dans la milice … milice ? on dit milice ? la milice communale, j’espère qu’ils seront à la hauteur. »
Le marchand sourit. «- A moins de te donner les derniers bouseux tous frais de la campagne, tu n’as pas de soucis a te faire. Plus des trois quart de la garnison a déjà combattu au moins une fois, et la moitié a participé à la bataille d’Alburq contre les Vaegirs. Ils sauront comment tuer un pillard. »
Harald le remercia, pris la carte, et le salua. Il allait faire le tour de la ville, acheter des provisions et peut être une meilleur arme, avant de faire la connaissance de ses nouvelles troupes.

Dans l’après-midi, dix hommes vinrent les rejoindre à la taverne. C’était dix hommes entre vingt et trente ans, des miliciens de la ville. Deux avaient un bouclier et des épées, cinq avaient des lances, et trois étaient armés d’arbalètes et de massues.
Parmi les deux épéistes, l’un d’entre eux avaient une cotte de maille et un heaume à nasal. Il se présenta comme Varlnof, le sergent de ces dix hommes. Il parlait un Nordien très rustique, du Hrus. Il était sans doute originaire d’un village près du château de Hrus pour parler ainsi.
Harald répondit aux hommes qu’il était heureux de faire leur connaissance et qu’ils partaient dès maintenant.
La petite troupe se mit alors en marche.
 
Battaille à nuite​

Sans la lune pour nous éclairer un p'tit peu,
Le lieu obscure de la battaille nous étais pas très sure,
Je tremblais au moindre son inhabituel,
Je rêvassais encore à l'hydromel que j'avais bu la veille,
Hélas j'avais trop peur,
Allais-je revoir la lumière du soleil?

Les cliquetis causés par les épées qui s'entrechoquent,
Les cris de soldats qui crèvent,
Les têtes de Swadians qui roulent,
J'en avais la chair de poule!

C'était l'horreur,
Jamais j'aurais du joindre l'armée d'mon seigneur,
Vous dîtes foutaises,
Je dis fournaise,
Malgré la nuite,
Y faisait étrangement chaud icite,

Nous attendions que les renforts ennemis nous lancent une deuxième attaque,
J'avais à peine remis mon casque,
Déjà les Swadians surgirent du noir,

Puis vous connaissez la suite,
Pris par la peur,
J'essayais de prendre la fuite,
Cette nuit m'a remplis de terreur pour la première et dernière fois,
Car aussitôt je reçus une lance dans l'foie...

Ha!Ha!Ha!
Et oui,
Je suis un fantôme!
Et vous ne repartirez pas de ce lieu qui est ma tombe!​





 
J'aime bien, tu peux encore t'améliorer, notamment en enrichissant le vocabulaire en lui donnant une tournure plus médiévale. T'as le potentiel de faire des merveilles, continue !
 
Ans Felt Hat 说:
J'aime bien, tu peux encore t'améliorer, notamment en enrichissant le vocabulaire en lui donnant une tournure plus médiévale. T'as le potentiel de faire des merveilles, continue !

Ah non, y'en aura pas d'autre, d'ailleur je crois bien avoir salis ce topic avec mon poème.
Surtout avec toute ces belles chose qu'les autres ont posté avant moi.
 
Meuh non, c'est juste que comme tu es débutant tu n'es pas assez bon que d'autres, moi j'ai juste de l'expérience dans l'écriture, si tu persévères tu deviendras bon, si tu abandonnes tu progresseras jamais. C'est stupide de dire que t'as sali ce topic, par ce que on peut pas le salir :grin:
Allez, ré-essaye :wink:
Si tu veux des conseils, MP moi :smile:
 
Ils campèrent au bord d’un ruisseau. Harald et Stig trouvèrent du bois et ils firent un feu. Ils mangèrent de la venaison et du fromage de chèvre, et burent du vin.
« - Dites moi, nouveaux guerriers, quels sont vos noms ? »
Un roux aux yeux noirs, avec un long nez et une balafre sur le front répondit « - Je suis Erlaf, et voici mon ami Tostig. »
Un grand blond aux yeux bleus, avec une barbe tressée ajouta : « - Et je suis Arnulf, et voici mon frère Karnak ! On m’appel Arn, et lui Karn. »
Karnak salua harald. C’était un blond aux cheveux longs qui tombaient en panache sur ses épaules. Il avait des sourcils broussailleux, pas de barbe mais une moustache touffue.
«  Je m’appelle Bergn Sovsson, et lui c’est Snorri Thyrdasson. »
Berg était roux et avaient une barbe tressée, et des cheveux en catogans. Il avait les yeux verrons. Snorri lui était sans doute le plus vieux de la compagnie. Quarante ans passés, il avait une barbe grise, et était chauve. Seules quelques touffes subsistaient sur le bas du crâne, juste au dessus de la nuque. Les deux autres étaient des hommes bruns aux yeux noirs, à la barbe fournie, du nom d’Olaf et de Simenn. Le dernier était un Rhodok. Il avait pour noms Raloth, et était le plus différent du groupe. Assez grand, musclé, il avait une paire de favoris. Ses cheveux étaient courts, et ses yeux d’un gris acier. Il était silencieux, car il parlait mal le Nordique. Capturé par un seigneur Swadien, libéré par un Nordique qui le pris comme mercenaire, puis envoyé à la garde de Sargoth, Raloth était un pauvre homme de vingt-neuf ans loin de sa femme, de ses enfants, et de son pays. Bergn leur compta l’histoire, et tous furent attristés de l’entendre. Snorri, qui avait déjà combattu en compagnie de mercenaires Rhodoks, lui souhaita le bonsoir en Rhodok. Alors le visage de Raloth s’illumina, et il le remercia en Nordique avec l’accent le plus effacé possible.
S’en suivit un copieux repas et tous s’endormirent, repus et heureux d’avoir fait connaissance.





Le lendemain, à l’aube, ils se réveillèrent au chant des oiseaux. Une épaisse brume empêchait de voir à trois mètres, et le groupe se mit en marche.
« - On voit rien ! » grogna Bergn.
Personne ne prêta attention à la remarque. « -Avancez » fut le seul ordre d’Harald durant la matinée.
A midi, ils arrivèrent au bord de falaises. Il y avait un petit vent, et des buissons. Harald et ses hommes se cachèrent dans les fourrés, et observèrent la crique en contrebas. Il y avait deux navires échoués sur un banc de sable. Deux grottes qui semblaient profondes étaient éclairées par des rangées de torches, et à chaque entrée deux hommes armés d’épées et de haches étaient de garde.
Harald divisa ses forces en deux. Varlnof et les miliciens prendraient d’assaut la grotte de gauche, alors que les deux arbalétriers et les recrues contourneraient par un chemin dans la pierre la seconde grotte.

Varlnof  sorti son épée, et ordonna à Arn, Bergn et Snorri de le suivre. Raloth, Tostig, Karnak et Erlaf attaquerait par la droite, alors que Varlnof  et ses hommes par la gauche. Ils serrèrent les fesses, et se ruèrent en hurlant à l’assaut.
Les deux gardes sursautèrent et dégainèrent leur hache avec maladresse. Raloth égorgea un premier, et Karnak en empala un deuxième. Juste un cri, un seul cri, suffisant pour alerter les brigands. Une dizaine jaillit de la grotte, en cuir clouté, bouilie, en maille et en jaques.
Varlnof en tua un, Tostig un deuxième, et Erlaf un troisième. Pendant ce temps, en face, Harald et ses hommes luttaient contre les quinze hommes sortis de la seconde grottes.
Snorri para un coup d’épée, avant que Raloth n’éventre celui qui allait fendre en deux Snorri. Erlaf trébucha, et un des bandits lui planta son épée dans le ventre. Il retira la lame et croisa le fer avec Raloth. Le capitaine des miliciens reçut un coup d’épée sur son heaume, qui sonna. Il put parer de son écu un coup de trique juste à temps. Il repoussa l’assaillant, et lui planta son épée entre les côtes.
Une hache fit sauter la maille de sa chemise, et il reçut une estafilade sur la main gauche. Tostig broya la mâchoire d’un des ravisseurs de son bouclier, pour l’éventrer.
Arn fendit le crâne d’un second, avant que Berg ne reçoive un coup de masse d’arme dans la joue. La masse décrivit un arc de cercle, et percuta de plein fouet le visage de Bergn. Sa joue fut arrachée, plusieurs dents se brisèrent, et son nez fut aplatis. Il tomba face contre terre, inconscient. Snorri cria quelque chose avant de recevoir une flèche dans la cuisse. Trois archers étaient apparus de la grotte. Raloth se mit à l’écart des combats, prit son arbalète, remonta un carreau, mit en joue l’archer … et tira. Le carreau fendit l’air, pour se ficher dans le front de l’archer.
Arnulf, esquivant un coup de hache, reçût une flèche dans le dos. Au moment où son adversaire allait l’achever, Raloth bondit et l’égorgea.

Pendant ce temps, Harald engagea le combat. Il éventra un premier ennemi, en tua un deuxième, et Björk décapita un troisième larron. Un pillard en haubert et heaume trop grand pour lui tenta de tuer de Stig, mais Gelfrec l’assoma de son gourdin clouté, avant de lui briser le nez.
Baldrik combattait avec Björk, et Toke avec Gelfrec. Arwed lui était avec Harald.
Un premier malandrin reçût une lance dans les côtes, et Arwed dégaina son épée. Il n’avait pas de bouclier, aussi il para du mieux qu’il put. Il frappait de taille surtout, et avait peu de mal à parer les coups du larron. Puis le dernier frappa à la tête, et dévia son coup au dernier moment, si bien que son épée s’enfonça du tranchant dans le flanc gauche d’Arwed, de cinq bons centimètres. Il retira sa lame et laissa la recrue glisser au sol.
Björk s’était achetée une nouvelle lame, une épée longue, et un écu en bois recouvert de cuir. Elle avait une armure fait de pièces de cuir, mais pas de heaume. Ses cheveux étaient noués en une natte de combat.
Elle esquiva un premier coup de hache, trancha le bras de son agresseur, et d’un revers l’égorgea.
Gelfrec broya le cerveau d’un pillard torse nu et tête au vent, et Stig défonça le crâne d’un autre brigand. Cinq paysans armés de fourches et de triques se ruèrent sur les hommes d’Harald. Ils périrent tous dans d’affreuse souffrance.
Toke brisa l’écu de son adversaire, et l’empala d’un coup d’estoc.
A sa droite, Baldrik combattait deux guerriers en maille.
Il reçût un coup de hache dans le ventre, et une épée lui traversa la gorge. L’épée ressortie de son cou, on tenta de dégager la hache. Hélas pour le brigand Toke le décapita alors qu’il tentait en vain de retirer sa hache.
Harald rassembla ses hommes, et ils convergèrent du côté de Varnlof, qui faiblissait.

Quand ils arrivèrent, les miliciens étaient en passe de se faire encercler. Après un rapide combat, les derniers maraudeurs s’enfuirent dans la grotte.
Harald s’adressa à Varnlof. « - Des pertes ? »
« - Erlaf est mort, Bergn et Arn sont mourant, et Snorri inconscient. De votre côtés, capitaine ? »
« - Arwed a été tué, Baldrik aussi. »
Varn jura. « - Baldrik était un homme bon, il se battait bien de ce que j’ai vu. On connaissaient pas Arwed … en tous cas, nous avons perdu un frère, et nous sommes en passe d’en perdre trois autres. Il faut a tout pris les soigner. »
« - Oui, mais il faut trouver le frère du marchand. »
A ce moment, quatre brigands sortirent de la grotte et se ruèrent vers un des navires, avec un homme ficelé sur leurs épaules. Raloth en tua un de son arbalète, et Harald et Stig les pourchassèrent. Ils percutèrent les fuyards. On les tua rapidement et sans bavure, et on défit le captif de ses liens. « -Par tous les enfers, mon frère vous a-t-il envoyé ? »
Harald hocha de la tête et lui conta toute l’histoire.
Alors ils se préparèrent a se remettre en route vers Sargoth.
 
Ans Felt Hat 说:
Aucuns avis sur mon histoire  :sad: ? J'aimerais avoir des conseils et des remarques pour m'améliorer :sad:

J'ai à peine lu la moitié d'la première partie, j'peux donc pas rien dire.
 
Harald entra en trombe dans la maison du marchand, qui s’éveilla en sursaut. Il était en habit de travail, assoupis sur son pupitre avec son cahier des finances. On amena Snorri et Arn à l’intérieur. Le marchand jura, et les installa sur la table de la cuisine. Vingt minutes plus tard, Jeremus était là. Le petit homme sanguin à la tonsure sorti une malette, et en sorti plusieurs outils, des bocaux et des pomades.
Il s’occupa d’abord de Snorri.
On avait retiré la flèche auparavant, mais la pointe barbelée était restée coincée dans la cuisse. Aussi le médecin incisa la jambe, et retira la pointe. Le bougre, inconscient, se réveilla en sursaut, et cria. Il mordit la main de Harald qui le tenait.
Alors Jeremus recousu la plaie et lui appliqua une compresse et de la pommade. Il lui donna une sorte de lait de pavot fait avec les plantes de la région, et on le monta dans le lit du marchand.
Le cas d’Arn était plus grave. Il avait la pointe de la flèche dans l’os de la cervicale, et Jeremus dut l’opérer. Il pratiqua une grande incision au bas du dos, et tenta d’enlever la flèche. Il avait au préalable vidé deux flasques de pavot, l’opération s’avérant dangereuse, et très douloureuse.
La pointe était enfonçée d’un bon centimètre. Il tailla un peu autour de l’os, et retira la pointe. Mais par maladresse avec son coutelas, il coupa un vaisseau sanguin, et Arn se mit à saigner. Jeremus du recoudre le vaisseau, avant de recoudre la peau. Il banda l’homme, et lui mit une pommade cicatrisante.
Jeremus signa le malade, et accorda une prière à Theandra, la Déesse Aphoticaire.
« -Je ne puis rien de plus. Ca fera 250 deniers pour le premier, 500 pour le second. »
Harald paya Jeremus, et le remercia. Lui et son groupe passèrent la nuit dans la taverne.

Le lendemain, Snorri avait repris connaissance, mais Arn était toujours dans un état pour le moins critique. Jeremus avait eu beau recoudre, la plaie pratiquée s’était infectée, et elle supurait.
« - Je ne peux rien pour votre homme, Harald à la barbe fourchue. La plaie s’est infectée, il mourra d’ici quelques heures si la fièvre ne baisse pas. »
Puis il marmona tous seul « … j’aurais dû mettre plus de fleur de mirabelle dans ma pommade … et le miel ! Il fallait du miel … »
Alors Harald eut un éclair de génie. « -Jeremus ! »
Le médecin fit volte-face. « -Oui ? »
« - Pour 300 deniers, et une solde à 5 deniers de la semaine, pourquoi ne pas joindre ma compagnie ? »
Jeremus sourit. Il sorti de sa poche un mouchoir et se le passa sur le front.
« - Je sais me servir d’un bâton, et je sais soigner, amputé, opéré. Disons que je n’ai pas beaucoup de travail depuis que je suis arrivé ici. Et que je suis assez pauvre … je selllerais ma mule dès ce soir, et attendrais vos ordres. Je suis à votre service. »
Harald hocha la tête, et le paya.
Puis il alla voir le marchand.

Il monta la volée de marches menant à l’étage, laissant Stig et Karnak veiller sur Snorri et Arn.
Le marchand était au travail, avec son cahier de compte, sur son pupitre.
Il posa sa plume, referma l’ouvrage, scella la boucle qu’il cadenassa comme à son habitude, et fit face à Harald, lequel avait déjà pris une chaise.
« - Bonjour l’ami, je suis désolé pour vos pertes. Oui, très regrettable … de bons guerriers assuréments. »
« - Votre frère est sain et sauf.
- Un travail d’expert assurément, et on raconte que vous avez aussi tué deux criminels notoires, des Vaegirs du village de Tismiir il me semble …
- Oui, c’est vrai sans doutes. »
Le marchand se servit une coupe de vin aux épices et en servit une à Harald, qui était peu habitué au vin aux épices, et au vin tout court d’ailleurs.
« - Voyez, j’ai de grands projets, et vous pourriez en être la pièce centrale.
Ici à Sargoth, l’opinion générale vis-à-vis du Roi Ragnar est assez basse, du fait de récentes défaites à l’Est face aux Vaegirs, d’imôts colossaux pour l’effort de guerre, et des incursions des pillards mers, qui semblent « tolérées ».  Mais cela pourrait être en passe de changer, notament en démasquant un traître notoir parmis l’entourage du roi.
Voyezn le capitaine de la garde de la ville est un des pires bandits de la région, connu jusqu'à Durquba pour sa cruautée. Mes hommes et les vôtres pourraient facilement mettre fin à ses jours, d’un tir d’arbalète. Un violent affrontement entre les hommes de mains du traître et les nôtres auront forcément lieu, mais qui ne tente rien n’a rien ? Vous serez payé 1000 deniers, plus l’équipement que vous pourrez trouver.
Vous marchez ? »
Harald hocha le tête. « - Ma hache est mienne. »
Le lendemain, à six heures, la vie d’Harald allait à jamais changer.

« - Les étoiles sont belles ce soir. »
Björk sursauta. « - Oui, capitaine.
- Appelez-moi Harald.
- Bien, Harald. »
Elle lui sourit. « -Vous vous battez bien, Björk.
- Merci.
- Comment avez-vous appris ?
- Je me battais souvent avec des batons avec les autres garçons du village. Je fais la même chose, mais avec une épée en acier. »
Harald sourit. « -Et vous, Harald, comment avez-vous appris à vous battre ?
- J’étais bûcheron avant. La pauvreté m’a poussé à frapper des hommes au lieu d’hommes. »
Elle ria. Ce rire pénétra en lui, il lui chauffa le cœur, l’emplit d’une sensation alors totalement inconnue de lui. Il voulait hurler, crier, prendre Björk dans ses bras, l’embrasser, la serrer et lui baiser les mains et les pieds. On lisait le désir et l’amour dans le regard du grand nordique.
Ils ne dirent pas un mot. Ils se contemplèrent, les yeux dans les yeux. Ils s’approchèrent, et elle passa sa main dans la barbe du nordien. Elle sentit son souffle chaud sur son cou, et elle ferma les yeux. Harald s’approcha, effleurant du bout des lèvres la peau de la rousse.
Il ferma ses paupières, et ils s’embrassèrent. Ce fut une explosion de bonheur, une exaltation. Ils s’embrassèrent langoureusement, se serrant mutuellement dans les bras. Harald commença à défaire le corset de la jeune femme, et elle d’oter la chemise d’Harald.
Ils passèrent une nuit d’amour sous les étoiles, au clair de lune. Harald pouvait mourir dès le lendemain …

Harald vérifia une dernière fois que son épée était tranchée à l’extrême. Stig, Toke et Varn étaient à ses côtés, ses hommes patrouillant dans la ville. Alors les cloches sonnèrent, et les portes du donjon s’ouvrirent. Un homme brun, un peu gras, avec une houppelande de velour rouge rehaussé de fils d’or, une épée à la garde, sorti sur un cheval blanc. Il avait quatre hommes de main, des gardes en maille et avec cervellières, armés de lances et d’épées.
Alors une bande d’hommes à la mine patibulaire, avec des massues, des triques et des épées les suivirent. Les bandits.
A ce moment deux volets d’une maison s’ouvrirent, on jeta un pot de cambre par le fenêtre en criant «  Mort aux blattes et aux brigands ! taillot ! »
Les hommes d’Harald et ceux du marchand chargèrent le petit convois. Ce fut une véritable boucherie.

Harald frappait de droite et de gauche, se frayant un sanglant chemin dans la masse de bandits. Un gros homme barbu tenta de lui briser le crâne de sa masse d’arme à deux mains, mais Raloth surgit de la mélée et planta son couperet dans le bas du dos de l’homme, le tuant sur le coup.
Björk et Toke étaient côte à côte, et Varlnof se battait en tandem avec Simenn.
Gelfrec fendit un crâne, para un coup de hache, et balança son arme dans la trogne de son adversaire.
Une lance fusa, et elle transperça Simenn en peu en dessous de l’épaule. Il se raidit et tomba sur le flanc gauche.
Toke reçut un coup de gourdin au bras gauche, ce qui lui fit perdre son bouclier.
Olaf avait perdu son heaume depuis longtemps, et Varlnof avait la jambe estafilée par une épée.
Harald repoussa deux brigands, il fendit en deux le crâne du premier, et balança sa hache dans le nez du second.
Il perdit de vue Varnlof et Björk, mais Stig et Olaf se retrouvèrent à ses côtés.
Autour de lui, beaucoup de citoyens armés de triques et de couteaux étaient massacrés, notament par les cinq archers postés sur les murs du donjon.
Une jeune femme blonde, la robe déchirée et le sein droit nu, brandissant un couteau de boucher, reçut une flèche dans l’œil droit.
Un fermier armé d’une fourche s’écroula, le crâne écrasé par un maillet en acier.
Raloth s’esquiva, et sorti son arbalète. Il tira une première fois, et l’un des archers bascula en arrière, un carreau dans le ventre.
Il répéta trois fois cette action, avant qu’il ne retourne dans la mélée.
Pendant ce temps, Stig avait sauvé la vie d’Olaf deux fois, et Varlnof était réapparus, couvert de sang, avec Karnak et Gelfrec à ses côtés.
Olaf fut transperçé par un épieu, et il tomba en arrière, se noyant dans son sang.
Stig donna un coup de biais dans le cou d’un brigand armé d’un goudrin clouté et d’une épée courte. Il le décapita.
Gelfrec abatit sa masse sur l’épaule d’un autre larron, et lui fendit l’os. Alors les brigands s’enfuirent à toute jambe dans la ville.
On les poursuivit, on les tailla en pièce partout dans la ville, et le sang coulait à flot.
Les citoyens ont gagné.

Harald regroupa ses hommes. On déplora la mort de Simenn et d’Olaf, et plusieurs coups et contusions pour tout le monde. Mais malgrés la mort de leurs deux compagnons, on se réunis à la taverne à la nuit tombée, après avoir empalé la tête du commandant de la garde sur une pique place du marché. Une fois à la taverne, ils mangèrent, rièrent, burent beaucoup. Ils s’enivrèrent, et ripaillèrent la nuit durant, chantant leur victoire et glorifiant ceux tombés en ce jour.
 
Je crois qu'il aurait fallu que la relation entre Harald et Björk soit un p'tit peu beacoup plus devellopé qu'ça avant qu'ils commencent à s'frencher. Il y a que'ques 'tites erreurs d'inattentions et d'orthographes, mais c'est tout. Pour le reste c'est très bien.
 
Oui, t'as raison, en fait j'ai carrément oublié Björk en dehors des combats xD
Je la voyait sur ma liste de perso alors je la mettais dans les batailles un peu pour "meubler" j'avoue ...
En tous cas je suis arrivé a un stade où les recrues inutiles sont toutes trucidées, et que les survivants deviendront de vrais frères d'armes et amis d'Harald  :smile:
Peut être néanmoins qu'on peu justifier cet élan à la perspective de mourir le lendemain, sans avoir connu une femme pour Harald, sans avoir connu d'homme pour Björk. Enfin, c'est une justification fouareuse qui tente à justifier mon merdouillage :3
 
Ils se réveillèrent avec une geule de bois.
Vers midi, Harald vint voir le marchand chez lui, fort content que son plan est marché.
Ils se saluèrent, burent un peu d’eau (pas de bière, à la demande d’Harald), et le marchand expliqua la suite des évènements à Harald.
« - Le Roi Ragnar a été informé de la situation par une circulaire également passée aux pairs du royaume. Il est arrivé ce matin, et m’a reçu dans la matinée. Il s’est montré clément : je peux garder mon commerçe en ville, mais j’ai du payer sept mille deniers pour les dégâts causés. Aussi, j’ai jugé bon de faire mention de votre nom comme chef charismatique et guerrier hors-pair. Il souhaite vous rencontrer, une histoire de mercenaire. »
Harald se fendit d’un large sourire, enfin il allait devenir quelqu’un !
« - Contre qui le royaume du Nord est-il en guerre ?
- L’offensive contre les Vaegir s’est essouflée, et nous avons détruit deux armées adverses dans la défense de la ville de Wercheg, aussi une trêve est en passe d’être signée, essentiellement par ce que le royaume de Swadia lorgne sur les possessions du royaume du Nord. Quant aux Vaegirs … il semblerait que les Khergits aient des prétentions sur Khudan. Il semblerait que vous allez bientôt affronter les Swadiens. »

Le donjon était une haute tour en rondins, entouré par une muraille de bois. Les Nords méprisent le feu, et ne construisent que rarement en pierre. Harald franchit le rempart, et monta dans le donjon, à la salle du trône. Le Roi Ragnar venait de rentrer de patrouilles, une force de frappe de deux cent Vaegir ayant été signalée le roi les avait battu et ecrasés non loin de Kwynn. Il était dans son armure, couverte de boue et de sang. Son épée, tachée de pourpre, était posée sur une table avec son heaume cabossé.
Harald se dit que le roi Ragnar était un roi brave luttant au milieu de ses hommes, et que le sang de Balion coulait décidément dans les veines de ce peuple Calradiens.
« - Votre majesté. »
Le roi tourna la tête. « - Harald, je présumes. Venez mon ami. Et vous, Oleg, rangez mon armure ! »
On lui défit son armure et un grand gaillard d’une vingtaine d’année lui enleva son armure.
Harald alors fut invité à s’asseoir, et le roi lui parla.
« - On m’a conté vos exploits. Vous avez de grandes qualités militaires, un chef charismatique que l’on trouve là où la bataille est la plus féroce. Je vous admire, Harald de Balion, ou devrais-je dire à la Barbe Fourchue ? »
Le roi ria. « - Nous avons grand besoins d’hommes comme vous. Des mercenaires. Et je pense que vous seriez prêt à vous battre pour nous, contre un rondelette somme je suis sûr. Disons, quatre-cent deniers par semaine, en plus de tous ce que vous pillerez bien entendu. On vous confiera une petite troupe de quatre-vingt, en plus de vos combattant actuel. Ils ont été entrainés récamment mais ce sont encore des jeunes qui n’ont jamais tué. N’attendez pas d’eux des victoires éclatantes, et soyez-certains que les premiers affrontements seront une vrais boucherie. »
Harald accepta avec bonheur l’offre du Roi Ragnar. Sa vie de mercenaire aller commencer !
« -Bien, Harald de Balion. Voici trois mille deniers, considérez ceci pour les services rendus à la région face aux bandits. »
Le Roi se servit une coupe de vin, attendant la réponse d’Harald.
« - Votre majesté. Quels sont mes ordres ?
- Les Swadiens nous on déclarés la guerre, et le Jarl Olaf regroupe les troupes près de Thirh. Nous marcherons vers le sud et battrons les Swadiens dans les collines, où leurs Chevaliers perdent en avantage. Votre tâche constitera à piller les villages périphériques, de piller les villages, de massacrer les villageois pour axphixier leur économie. Il vous faudra aussi intercpter patrouilles et troupes de renfort. Evitez toute bataille rangée, agissez la nuit, rapidement, et avec discrétion. Ne laissez aucuns témoins, le royaume de Swadia ne doit pas savoir que vous existez. Vous en sentez-vous capable ?
- Oui, votre Majesté.
- Alors partez, mettez vous en route. »
Harald salua le Roi, et s’en alla regrouper ses hommes. Dans la soirée, il rencontra ses nouvelles troupes. Ils marcheraient le lendemain matin.









Deuxième partie : Par le sang et le feu
 
Deuxième partie : Par le sang et le feu

Une semaine après les évènements à Sargoth

Ils marchaient depuis des jours, sans rencontrer d’ennemis. Le Jarl Olaf avait déjà rassemblé l’armée, et une troupe de deux mille hommes marchait vers le sud du royaume.
Ils devaient avoir passé la frontière et le col de Hrus depuis deux jours au moins. Le soleil se mourrait au loin à l’Est, embrassant l’océan, quand Harald vit le premier village swadien. Il fallait agir vite. Harald n’avait à sa disposition que de douze cavaliers, vingt archers et quarante-huit troupiers.
Il réunis ses capitaines, Varnolf, Stig et un jeune troupier du noms d’Hearal, et il leur exposèrent sa stratégie.
Il ordonna à Varnolf de prendre vingt hommes et les mener à la droite du village, non loin du moulin.
« -Stig prendra vingt-huit hommes et il prendra sur l’autre flanc le village, tandis que les archers se disposeront en cercle, tuant les fugitifs. Les cavaliers chargeront au milieu du village. » Ajouta-t-il. Tous hochèrent la tête, et se mirent en position. Harald alla trouver Björk, l’embrassa, et ils se souhaitèrent bonne chance.

Harald regroupa les douze cavaliers, qu’il disposa en triangle. Et ils chargèrent, au cris de « - Vive le Nord ! ». Harald sentait le vent sur son visage. Il sorti sa hache, et fonça sur une jeune femme brune. Il lu dans ses yeux la terreur. Sa hache décrivit un arc de cercle, et fendit en deux la dame.
Les cavaliers, mercenaires Vaegirs, piétinèrent les villageois, les poursuivirent, les massacrèrent.
Alors Stig déboucha sur le flanc gauche, faisant irruption dans les maisons qu’ils pillaient.
Varnolf rencontra une faible opposition : une dizaine de fermiers armés de fourches et de triques, défendant leurs maisons. Tous furent taillés en pièce.
Harald fendait à droite, fendait à gauche. Il avait mit pied à terre, et tuer tous les villageois sur son chemin. Le sang coulait à flot, et les morts jonchaient l’unique grande rue et la place du village. Ceux qui arrivaient à échapper au massacre était abbatus par les archers. On n’épergna personne. Femmes, homme, vieillard, bébé ou nourrison. Le massacre devint alors une scène de pillage vulgaire. Il y avait trois femmes enceintes dans le village. Les nordiques leur ouvrirent le ventre, et claquèrent les fœtus sur les murs. Puis ils égorgèrent les mères en larmes. Les plus belles filles du village furent capturée. La plupart des hommes les violèrent. Harald lui, se contenta de mettre le feu avec deux autres troupiers aux maisons. De torchis et de paille, elles brulaient facilement, et des panaches de fumée noire et dense s’élévés dans les cieux.
Le village n’était pas parmis les plus riche, mais on y fit un beau pillage. Deux sacs d’épices Sarranides, des habits de lins neufs, de la bière, du poisson fumé, des étoffes, et même du velour des Rhodoks ! La chance d’Harald ne l’avait décidément pas quittée depuis son arrivée en Calradia.

« - Stig ?
- Capitaine ? »
Harald s’assit à côtés de Stig. Il lavait son épée trempée de sang.
« - Capitaine, je comprend bien l’sens tactique des pillages, mais c’est horrible, vraiment. » dit-il sans s’arrêter d’astiquer son arme.
Harald lui expliqua alors que l’économie d’un pays réside dans es village. Si on lui brise son économie, elle ne peut plus entretenir d’armée, et la guerre est plus courte, épargnant de nombreux morts. « - Prend cela comme un sacrifice : les villageois morts aujourd’hui se sont involontairement sacrifiés pour que la guerre dure moins longtemps. » ajouta-t-il. Stig se leva, son épée lavée. Il allait voir Tostig et Gelfrec, quand Harald l’interpella.
« - Oui, capitaine.
- Stig ?
- Oui ?
- Je t’apprécie. »
A ce moment précis, un carreau d’arbalète vint se ficher dans le tabouret que Stig venait de quitter.
Un troupier à peine armé hurlait « - On nous attaque ! Les Swadiens nous attaques ! Taillot ! On nous … » Il s’arrêta net, un carreau dans le flanc. Il bascula tête la première, laissant une trainée de sang derrière lui.
Harald hurla « - Regroupez-vous ! Aux armes ! En formation carré ! Mur de boucliers ! »
Ses hommes s’armèrent rapidement, et rejoignirent le centre du camp. Ils avaient pour la plupart au moins leur heaume et un javelot, mais certains étaient tête nue. Ils formèrent un mur de bouclier.
Une vingtaine d’abrlètriers tiraient sur les soldats, et quatre tombèrent, baignant dans leur sang. Les archers, au centre de la formation, protégés par les boucliers des autres soldats, liquidèrent six arbalètriers.
Harald ordonna à Stig de sonner la Corne de Bataille. Il se saisit de l’instrument, et souffla aussi fort qu’il le pouvait.
Alors les clairons swadiens répondirent. De la petite butte émergèrent des étendards, et trente chevaliers Swadiens apparurent. Alors, Harald su que sa chance allait être mise à l’épreuve.

La charge fut dévastatrice. Les trentes chevaux percutèrent le mur, l’ébranlant dangereusement. Leurs lances, couchées, se brisèrent pour la plupart sur les boucliers, mais une dizaine de troupiers furent empalés par les Swadiens. Les chevaliers alors dégainèrent épées, masses et haches de batailles.
Ils frappèrent les boucliers, et les fils du nord frappèrent leurs montures, et mutilèrent leurs jambes. C’était une furieuse mélée, et plusieurs Swadiens tombèrent de selle. Alors ils étaient roués de coups, frappés, égorgés, et laissaient dans leur sang.
Un chevalier au tabard noir avec une épée dorée cousue reçut un javelot au travers de son bascinet relevés. Un autre eu la jambe tranchée, et fut mis à bas de sa selle, pour finir écrasé par la masse de Gelfrec. Les chants s’élevèrent des lignes nordiques, et les Chevaliers se replièrent. Onze avaient péris sous les coups des grands guerriers montés. Harald ordonna de reformer la ligne, et bouclier contre bouclier, côte à côte, ils reformèrent leur mur. Alors l’infanterie chargea. Et, comme un seul homme, les Nordiques les chargèrent.
Harald, la hache levée bien haut, était passé en première ligne, Stig à sa droite, Varnolf à la gauche. Il frappa au visage un premier Swadien, et para un coup d’épée. Varnolf empala un jeune tirailleur, alors que Stig et deux autres troupiers opéraient une perçée. Harald hurla « - A moi le Nord ! » et il s’engouffra dans la brèche. Bientôt les lignes Swadiennes furent violament ébranlée. Varnolf était une machine à tuer, qui tranchait, taillait, découpait à tous va dans les rangs Swadiens. Harald était un géant au milieu de la foule, qui se taillait un chemin à grand coup de hache, le petit et agil Stig à ses côtés.
Un carreau transperça le gilet en cuir d’un troupier à al droite d’Harald, et une lance éventra un jeune sergent. Petit à petit, la bataille semblait tourner cour.
Harald entrevit Raloth découper un homme avant de se replier, le bras lacéré. Il vit Tostig tirer Toke hors des combats.
Björk lui apparus. Elle était magnifique, tournoyant au milieu des Swadiens, les tuant rapidement, sans effusion de sang apparente. Ses coups étaient précis et mortels. Une déesse de la guerre.
Puis elle fut percutée par un gros lard qui la tira hors des combats, voulant visiblement la violer.
Et Harald devint fou. Certains diront qu’il était amoureux, d’autres qu’il était un berserkr. Aucun ne dira qu’il ne fut pas une machine à tuer.
Il tua tous ceux sur sa route, laissant une trainée de cadavres brisés, pantelants, démembrés, gouttant de sang, derrière lui. Le gros lard avait déjà sorti de ses braies sa queue et Björk était à moitié nue, les mains liées, quand la hache d’Harald frappa l’homme, du plat de la lame. Il fut projeté en arrière, le nez écrasé, du sang coulant de sa bouche. Il cracha deux dents et ramassa son épée, et se pissa sur lui quand il leva la tête pour voir son adversaire. Le gros lard était assez petit, si bien qu’Harald faisait trois têtes de plus que lui. Il l’empoigna , et sorti un poignard. Il l’appliqua sur la queue frétillante du Swadien. Qu’il trancha net. Le gros lard hurla, et il fut projeté contre la butte. Alors il rampa sur le ventre, mais Björk le rattrapa. Elle se saisit de son épée, baissé ses braies, et visa. Elle planta dans son anus l’épée, si profondément qu’on entendit le CRAC d’un os. Elle était enfonçée jusqu'à la garde.
Alors Harald regarda la mélée : pratiquement finie. Plus que quelques Swadiens acculés et encerclés, le reste mort ou fuyant.
Sa chance n’avait pas encore tournée.

« - Björk ! »
La rousse fit volte face et se fendit d’un large sourire quand elle vit le géant de Balion l’enlacer. Il lui murmura à l’oreille « - J’ai eu peur pour toi …
- Moi aussi … je t’aime Harald.
- Moi aussi Björk. Je t’aime. »
Elle avait encore du sang qui lui maculait les mains. Ils s’embrassèrent, puis ils se séparèrent. Harald devait finir de faire état des victimes, et Björk était encore blessée.

« - Jeremus, quelles sont les pertes ? »
Le petit homme sanguin à la tonsure leva ses yeux ronds vers Harald. Il avait les mains rougeoyantes, le regard vague et du sang maculant ses défroques. « - J’ai vu vingt-six hommes, ce matin dans la fleur de l’âge, couvert de sang et mourrant. Dix-neuf sont désormais des cadavres froids et blafards, et sept autres ne se tiendront plus jamais une épée de leur vie. J’ignore si la moitié de ces blessés passeront la nuit. »
Harald tirait une mine d’enterrement, et il y avait une bonne raison à cela.
Il marcha un peu, serrant les mains des soldats, saluant les rares blessés légers. Il s’asseya autour d’un des feux de camps, entre Gelfrec et Raloth.
« - Tu t’es bien, Raloth.
- Vous aussi, capitaine. »
Raloth but une lampée de vin.  « - Capitaine, Arnulf est mort. Un swadien l’a coupé en deux, comme un poire. »
Le Rhodok but encore un peu, avant de manger du pain. Karnak faisait une queue de cheval avec ses cheveux blonds. Tostig buvait de la bière, et Toke mangeait du fromage. Tostig et Toke étaient devenus de bons copains, se battant souvant en tandem. L’un pare, l’autre tue. Efficace.
Gelfrec ne quittait plus sa masse d’arme, et fendait aussi bien les boucliers que les crânes. Raloth faisait des merveilles avec son couperet Rhodok, et était un bon arbalétrier. Stig lui, adorait son épée à double tranchant de facture Nordique. Longue, souple, maniable, et surtout : légère. Parfait pour les coups d’estoc, spécialité du jeune.
« - Mes amis, je suis heureux de vous connaître, de me battre à vos côtés, et ce sera un honneur de mourir pour vous, comme de mourir avec vous. »
Touchés par cette déclaration, ils hochèrent la tête.
Gelfrec marmona « - Mouais … mieu vaut pas crever quand même ! » ce qui provoque l’hilarité générale. Tostig leva sa choppe : « - A nos morts victorieux ! » et ils burent ensemble à la mémoire de ces qui périrent.
 
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