Merci ! Tiens, une censure ? Lol, j'avais même pas vu ^^
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Première Partie : Comment Harald sauva la ville de Sargoth et gagna la confiance du Roi Ragnar
La maison du marchand était sommaire. Il y avait une cave avec les victuailles, des choux, des pommes de terre, des navets, et du poisson salé.
A l’étage on trouvait une table avec trois chaises, un petit bureau à côtés de la fenêtre, avec une malle à droite de la cheminée.
Un escalier en bois menait aux combles de son habitation, où il y avait un lit, une seconde malle – cadenassée- et une petite table.
Le marchand tira deux chaises, et Harald s’assit.
« - Voyez, Sargoth est une des villes les plus riches de Calradia. Il faut dire qu’elle est fréquentée par les navires de Jumnes, Balion, Geroia, et mêmes des émirats où les gens ont la peau noire comme la nuit.
Une foule de caravane aussi se presse, de Swadia, des Rhodoks, du Sultanat des Sarranides, des Vaegirs …
Il y a quelques mois une bande de pillards, appelaient les Fils des Cieux, menés par un certain Albrech de Gisim, pille les villages, massacre les populations qu’il ne réduit pas en esclavage. Mais ces dernières semaines, il semblerait qu’un des membres de la garde urbaine ouvre les portes aux bandits de grands chemins. Il s’attaquent aux riches marchands ou aux hommes solitaires, et les rançonnent. Il y a deux jours ils ont capturé mon frère … J’ai bien payé six mercenaires pour le retrouver, mais deux sont devenus des brigands, trois sont mort et le deuxième m’a juste indiqué l’emplacement de leur tanière, avant de mourir de cette fichue blessure … il s’est pris une flèche le bougre. Alors je me disais, en vous voyant tuer ces trois brigands que vous pourriez m’aider. Qu’en dites vous ? »
Harald regarda longtemps le marchand. Il avait sans doute compris un quart, mais quand il montra sa hache et que le marchand acquiça, il hocha vivement la tête.
« - Tenez, cent deniers pour vous trouver une petite troupe, cinq hommes seront suffisant. Et voici deux cent deniers pour vous trouver une armure. Bonne chance. Revenez me voir une fois vos cinq hommes réunis. »
Harald hocha la tête et parti en ville.
Les rues étaient noires de mondes et il eut de la peine à demander son chemin. Finalement, rue du Maréchal-Ferrant, il trouva une armurerie.
La boutique était aménagée sur deux pièces. L’une était pleine d’armures, de bascinets, de heaumes, de byrnies et de cottes de mailles, l’autre était occupée par une forge et divers établis. Quatre hommes torse nus travaillaient dans cette forge, et le bruit de leurs marteaux sur le fer.
Quand Harald franchit la porte de la boutique, un gros bonhomme sanguin le salua. « - Salut l’ami ! bienvenue dans ma boutique ! Que cherches-tu ? Hauberts ? Bassinets ? Byrnie ? »
Harald composa une phrase correcte dans sa tête ? « Je veux une maille dure ! »
Le marchand le dévisagea, se tourna les pouces et regarda derrière lui. « Une maille … qui dure. Bon marché je suppose ? J’ai ce haubert, il est un peu rouillé mais il permet de se protéger des coups d’armes de trampe standard. Elle vaut sept cent deniers. »
Harald ouvrit grand les yeux. Il montra sa bourse. « Pour cette somme, mon ami, je peux t'offrire ce cuir bouillie. » Le marchand lui montra une cuirasse en cuir bouillie, avec une ceinture cloutée.
Harald hocha la tête, et acheta l’armure.
« - Eh l’ami, pour dix piécettes, tu peux aussi avoir un superbe heaume de troupier ! Rouillé sur les bords, cabossé aussi, mais en bon état ! »
Harald lui laissa les dix deniers, et se coiffa du heaume.
Il allait enfin commencer sa nouvelle vie.
Il devait être onze heure et le Nordique venait de se procurer une carte en l’échange d’une pomme. Il vit écrit en lettres noires Sargoth. Et il comprit vite qu’il lui faudrait un cheval.
Il passa bien devant les écuries, mais au prix des mules, il se résigna a aller a pied.
Il marchait depuis bien deux heures, et treize heures sonnaient dans le temple Nordique du village lointain. Alors Deux hommes passèrent au trop devant lui. Il commencèrent a tourner autour de lui et lui parlèrent en un Nordique très mauvais, avec un accent Vaegir fort prononcé.
Les deux hommes avaient la peau blanche, et les cheveux noirs. L’un avait un chapeau fourré, et un nez écrasé. Il avait une cotte de maille, et son cheval avait quatre sacoches accrochées. Il avait un épieu en travers de ses mallettes. Le second avait un gambeson, portait une épée à la ceinture et un bouclier, et avait un heaume conique. Ses grosses lèvres s’animèrent quand il parla.
« - Tu es un marchand ? Guerrier ? Viens donner ton argent fils de p**e ! »
Harald comprit alors que les deux hommes n’étaient pas des marchands ni des gardes. Des bandits, ou tout autre brute. L’un des cavaliers sorti son épée, et s’approcha au pas d’Harald. Il sortit sa hache, décrivit un arc de cercle, et trancha la jambe droite du Vaegir.
Il hurla et tomba de selle, et le Nordique lui fracassa le crâne.
Le second sortit une hache et fonça sur Harald. Ce dernier accueillit la lame avec son bouclier, et attendit la seconde charge. Le Vaegir se débarrassa de sa hache et sortit son épieu. Harald alors attention l’ennemi, jetant sa hache. Il savait que le cheval était lourdement chargé, et qu’il ne pouvait pas aller bien vite, pas plus que lui courant à bonne vitesse. De plus le Vaegir ne semblait pas habitué au maniement de ces armes.
Il attendit la charge. Alors, quand l’épieu fonçait sur lui, il fit un pas de côtés et se saisit à deux mains de l’épieu. Il fut tiré vers l’avant, mais campa sur ses pieds, si bien qu’il arracha l’épieu des mains du Vaegir.
Ce dernier jura et sorti sa hache. Il chargea Harald et le frappa au visage. Il chuta, et esquiva juste à temps une deuxième charge.
Enfin, à la troisième charge, Harald planta l’épieu dans la poitrine du Vaegir, qui vida les étriers.
Le nordique souffla, et calma la bête.
« - On va bien s’entendre nous. »
Harald monta sur le cheval hésitant. Il comprit vite comment ordonner au cheval tel ou tel marche, et bientôt il parti au galop vers le village le plus proche. Ça faisait longtemps qu’une journée ne commençait aussi bien pour lui.