Je propose qu’on intègre un personnage (à priori PNJ) de bourreau, qui était à l’époque, le bras armé de la « justice légale », et considéré pour l’époque comme auxiliaire permanent de la justice, mais aussi comme un paria, que nul ne voulait convier à sa table.
Pour la période qui nous intéresse, l’histoire n’aura pas retenu de grands noms. Seul, vers 1415, un certain « Capeluche » (boucher de son état, ça ne s’invente pas !) semble avoir marqué l’Histoire par sa violence et sa propension à commettre de nombreux crimes sous couvert d’une amitié proche avec le Duc du Bourgogne.
Il sera finalement condamné à la décapitation, et c’est son propre valet, sur les conseils éclairés de Capeluche quand à la manière de procéder, qui se chargea de la besogne.
A noter, « dès le XVe siècle, le bourreau, marqué déjà de l’opprobre social, est prié de porter un signe distinctif de sa fonction. Alors qu’aux siècles précédents, il devait en toutes circonstances revêtir une casaque de couleur rouge, ce vêtement ne s’imposa ensuite que pour les exécutions, orné le plus souvent des armes de la ville. Même lorsqu’il n’est pas en activité, l’exécuteur, qui doit demeurer identifiable, arbore un insigne symbolique : main tenant une épée brodée sur la manche, échelle ou potence de tissu cousues au chapeau ». ( source Historia Nostra).
Quelques surnoms interessants :
« Les surnoms dont ils furent affublés d’abord : le « carnacier », « Jean-Cadavre », « Jean-Boulgre » ou encore « Charlot-Casse-Bras », par référence au supplice de la roue. Ensuite les mille tracasseries de la vie quotidienne : aucune école pour accueillir leurs enfants et pas davantage de maître artisan pour leur enseigner un métier……difficulté à se loger » (source Historia Nostra)
On peut donc parfaitement imaginer une quête du type « prendre en charge le fils d’un bourreau pour le former au métier de la guerre » , qui bien entendu, ferait perdre en honneur auprès de tel ou tel seigneur ou villageois (n’oublions pas que même si le bourreau était essentiel en ces temps, il n’était vu d’un bon œil par personne. Du moins, pas officiellement !
Voila voila, je pense que le bourreau a sa place dans un tel jeu (et on se prend presque à rêver de cinématiques de séances de tortures !!)
